Bilan au Bourget : le show 2007 d'Airbus !
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
A l'ouverture du Salon du Bourget lundi, l'avionneur ne comptait que 201 commandes fermes depuis le début de l'année. Cinq jours après, il totalise 626 commandes fermes...
« Airbus is back ! » Cette déclaration du co-président de l'avionneur européen, Louis Gallois, traduit à elle seule le sursaut d'Airbus cette semaine du Bourget. Le constructeur enregistre un nombre record de contrats avec 728 commandes, dont 425 fermes, pour un montant total de 98 milliards de dollars. Aujourd'hui encore, le groupe a annoncé de nouvelles commandes : un contrat ferme de 20 A350 pour Singapore Airlines et une intention d'achat de 20 A320 pour National Air Services.A l'ouverture du Salon du Bourget lundi, Airbus ne comptait que 201 commandes fermes depuis le début de l'année. Cinq jours après, il totalise 626 commandes fermes. John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, doit maintenant transformer les 303 intentions d'achat en commandes fermes pour atteindre l'objectif des 900 commandes pour l'année 2007.
L'an dernier, Airbus avait enregistré 790 commandes fermes. Il avait alors dû céder son titre de numéro 1 mondial des commandes, et ce pour la première fois depuis 2000 à l'américain Boeing. Le constructeur américain avait vendu 1 044 avions grâce au succès de son nouveau B787.
Cette année, Airbus veut renverser la tendance. Pour y parvenir, l'avionneur européen compte sur le prochain fer de lance de son catalogue : l'A350. Il demande donc aux compagnies clientes de l'ancienne version du long-courrier, modifié en 2006, de convertir leurs commandes « dans les prochaines semaines » pour la nouvelle version de l'A350 ou d'annuler ces dernières pour libérer les créneaux de production. Airbus a déjà reçu 173 commandes fermes pour cet appareil et 13 intentions d'achat.
Les monocouloirs de la famille A320 et les long-courriers A330 ont également remporté un grand succès au salon. Le plus gros contrat d'Airbus a été signé jeudi avec Hong Kong Airlines, pour une intention d'achat de 30 A320 et de 20 A330 d'un montant catalogue d'environ 5,5 milliards de dollars.
Malgré ces succès commerciaux, le rebond définitif d'Airbus passe par la résolution de plusieurs problèmes, avec tout d'abord l'achèvement des rationalisations annoncées dans le cadre du plan Power 8. Déjà, des voix syndicales s'élèvent, face au nouvel état du carnet de commandes, sur l'intérêt de mener ces restructurations...
Enfin, le groupe saura-t-il tenir les délais ? Autrement dit, les sous-traitants de l'avionneur pourront-ils assumer cette pluie de contrats. De même, le constructeur arriva-t-il à surmonter le lourd handicap de l'euro fort qui laisse planer la menace des délocalisations. Enfin, il devra produire en intégrant les multiples normes environnementales de plus en plus contraignantes. La « conquête » ne fait que commencer.
Camille Harel et Philippe Roger

dans la même rubrique
25/05/2012 S&P abaisse ses notes sur cinq banques espagnoles25/05/2012 Les Bouses européennes finissent dans le vert
25/05/2012 Thales à l’honneur à Cannes












