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Bienvenue aux investissements étrangers non polluants en Chine

Par Yann Le Houelleur - Publié le
Usine centrale

Le Conseil des affaires de l’Etat a publié des directives incitant les étrangers à miser sur la production haut de gamme, les nouvelles énergies, l’environnement, etc. De plus en plus, les autorités chinoises s’inquiètent des conséquences de la croissance économique sur la pollution et le climat.

Alors qu’elle affronte une sécheresse sans précédent dans plusieurs de ses provinces, la Chine a pris une mesure confirmant l’intention de ses dirigeants de terrasser sans pitié le dragon de la pollution qui menace son développement. Le Conseil des affaires de l’Etat a émis des directives, transmises à tous les échelons administratifs régionaux, qui visent à «limiter sérieusement» les investissements étrangers dans «les projets hautement polluants». Le conseil souhaite que les investissements externes s’opèrent avant tout dans la production haut de gamme, la recherche et le développement, les nouvelles énergies et l’environnement.

Décidément, dans l’ex-empire du Milieu, le vent semble tourner en matière d’environnement, les conséquences de «la grande marche vers l’industrialisation» se faisant sentir un peu partout. Les autorités, sur le plan interne comme sur l’échiquier international, témoignent une inquiétude accrue quant aux changements climatiques. Récemment, Pékin a dévoilé les résultats du premier recensement des sources de pollution qui avait été mis en œuvre en 2006, une tâche colossale qui a mobilisé plus de 500.000 personnes. Le vice-premier ministre, Xi Jinping, a profité de la divulgation des premiers résultats du recensement, il y a quelques semaines, pour exhorter entreprises et citoyens à «mieux contrôler les sources de pollution». Le 12 avril, ce dirigeant reitère, garantissant que «laChine s’attaque activement et sérieusement aux changements climatiques».

620 millions de tonnes de charbon économisées


Le pays le plus peuplé au monde, par ailleurs celui dont l’économie enregistre la plus vigoureuse croissance, s’est fixé comme objectif de réduire d’ici à 2020 l’intensité des émissions de dioxyde de carbone par unité du PIB de 40 % à 45 % par rapport au niveau de 2005. L’on peut prendre connaissance de tels chiffres en lisant l’édition en ligne du Quotidien du Peuple. Le gouvernement chinois aspire à ce que 15 % de l’énergie consommée par ses administrés provienne de sources renouvelables. Et le Quotidien du Peuple de poursuivre: "au cours des cinq prochaines années, les mesures destinées à réduire la consommation d’énergie permettront à elles seules d’économiser 620 millions de tonnes de charbon, ce qui réduira de 1,5 milliard les rejets de dioxyde de carbone."
Quelques jours plus tôt, un haut responsable chinois avait exprimé l’espoir que la communauté internationale parvienne à «un accord contraignant» lors de la conférence sur le climat prévue au Mexique, en novembre prochain. Tout se passe comme si les Chinois voulaient peser sur ces négociations en montrant l’exemple sur leur "propre" territoire.

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