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L'Usine Maroc

Bientôt un fonds de capital-risque de 50 millions de dollars au Maroc

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L’Association marocaine des investisseurs en capital prévoit la création d’un fonds d’amorçage de 50 millions de dollars initié par la Banque Mondiale, au bénéfice des start-ups marocaines. En 2014, 42 fonds ont déjà investi ou réinvesti au Maroc pour un total de 64,9 millions d’euros. Les TRI sont particulièrement élevés.

Bientôt un fonds de capital-risque de 50 millions de dollars au Maroc
Omar Chikhaoui président de l'Association marocaine des investisseurs en capital
© dr

Du cash pour les start-up marocaines! Un fonds d’amorçage de 50 millions de dollars (46 millions d’euros), financé et initié par la Banque Mondiale va bientôt être créé au Maroc. L'information a été confirmé par l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC)  le 25 mars à Casablanca.

" Ce fonds devrait être lancé au deuxième semestre 2015 », a précisé Omar Chikhaoui, président de l’AMIC et PDG de Capital Invest, à l’occasion de la présentation de l’étude annuelle «Le capital investissement au Maroc : activité, croissance et performance 2014».

Ce projet avait été revelé par Mohamed Boussaïd, ministre de l'Economie et des finances lors du Sommet mondial sur l'entrepreneuriat (Global Entrepreneurship Summit), fin novembre à Marrakech.

Le nouveau véhicule viendra s'ajouter une liste déjà fournie. Selon les pointages de l'AMIC en 2014, 42 fonds transrégionaux et nationaux, appartenant à 21 sociétés de gestion, ont investi et réinvesti au Maroc 64,9 millions d’euros (696 millions de dirhams) soit 1 million d’euros (10 millions de dirhams) de plus qu’en 2013.

Par contre les fonds transrégionaux – les seuls à avoir levé des fonds cette année - n’ont levés que 39,3 millions d’euros supplémentaires (423 millions de dirhams) contre 130,5 millions d’euros (1,4 milliards) en 2013, et même 280 millions (3 milliards de dirhams) si on compte les fonds d’investissement en infrastructure.

« Ce phénomène s’explique par le cycle de vie des fonds. En 2012-2013, les fonds de troisième génération ont opéré de fortes levées d’argent. Ils sont à présent disponibles, et les fonds d’investissements entament depuis 2014 leur phase d’investissement », explique François Giraudon, déléguée générale de l’AMIC.

Rendements exceptionnels

Les montants levés et investis au Maroc restent évidemment très loin de ceux que l’on trouve en Europe – 6,5 milliards d’euros investis en France en 2013 par 752 fonds - mais les rendements atteints au Maroc sont exceptionnels.

De 2000 à 2014, le TRI brut des investissements en capital dans le royaume est de 15%, soit un multiple global de 2,1X, contre un TRI net de 10,7% et un multiple de 1,36X en France de 2004 à 2013, selon les données de l'AFIC, Association française des investisseurs en capital

Pour soutenir cette forme de financement en capitaux propres, la Chambre des conseillers a voté en janvier 2015 la loi 18-14 sur les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC). Celle-ci élargit notamment le champ d’action des OPCC à toutes les entreprises non cotées et non plus seulement aux PME.

« Tous les nouveaux investisseurs qui chercheront un véhicule à leurs fonds au Maroc iront chercher un agrément en OPCC auprès du ministère des Finances », assure le président, tandis que la forme SA et SAS est en baisse constante depuis 2010.

Bailleurs de fonds internationaux

Pour se financer eux-mêmes, ces fonds se tournent de moins en moins vers les banques et les assurances, mais plutôt vers les grands bailleurs de fonds internationaux comme la BEI, la BERD … Depuis 2011, ils représentent ainsi 60% des fonds levés, contre seulement 25% de 2006 à 2010.

Les investissements vont d’abord à l’industrie et aux transports. Une très faible part est attribuée aux start-ups. Seuls 7% des fonds investis au Maroc depuis 2011, relèvent du capital-risque et de l’amorçage.

« La première génération de fonds a surtout accompagné la transmission d’entreprise, c’est-à-dire, le moment où le fondateur d’une PME, parvenu à un âge avancé, veut s’en séparer. Dpuis 2011, c’est les fonds des investisseurs en capital vont beaucoup plus, et le phénomène va aller en augmentant, intervenir lors de la phase de développement de l’entreprise », explique Omar Chikhaoui.

Toutes ces évolutions soulignent une caractéristique fondamentale du capital investissement au Maroc : son antériorité. « Les premiers fonds ont été créés dès les années 92/93. C’est l’une des raisons qui expliquent, avec l’intérêt des grands bailleurs de fonds pour le pays et sa stabilité politique, que cette forme d’investissements soit plus présente au Maroc que dans la moyenne des pays de la région MENA », conclut le président de l'AMIC. Cela semble dont bien être l'avis de la Banque mondiale.

Julie Chaudier, à Casablanca

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