Bic : l’indétrônable champion de l’écriture
Le 24 août 2010 par Adrien Cahuzac
Pas de rentrée des classes sans stylos Bic ! En 60 ans, le fabricant s’est imposé comme compagnon incontournable des écoliers français et s’est développé dans le monde entier.
Le stylo à bille cristal ou le stylo à quatre couleurs… Depuis 60 ans, Bic est omniprésent dans le cartable des écoliers avec les mêmes produits, devenus des classiques de la rentrée des classes. Chaque année pourtant, le fabricant innove. Il lance aujourd’hui une version « Grip » de son indétrônable stylo à quatre couleurs, offrant une meilleure prise en main. Et développe sa gamme « Ecolutions », qui vient de recevoir l’Ecolabel NF Environnement 400. « Notre démarche d’éco-conception prend en compte l’ensemble du cycle de vie du produit : extraction des matières premières, production, distribution, utilisation et fin de vie », souligne Billy Salha, le directeur Europe de Bic, premier fabricant du secteur à recevoir le label délivré par l’Afnor.
Chiffre d’affaires : 1,562 milliard d’euros (+ 10,1 % par rapport à 2008), dont 40 % en papeterie, 26 % en briquets, 17 % en rasoirs et 17 % autres produits.
En répartition géographique : 44 % en Amérique du Nord, 32 % en Europe (9 % en France), 19 % en Amérique latine et 5 % en Asie et Moyen-Orient.
Effectifs : 9 695 salariés dans le monde
Sites de production : 24 usines dont 5 en France : Marne la Vallée (77), Boulogne-sur-Mer (62), Cernay (67) pour les instruments d’écriture, une à Redon (35) pour les briquets et une sur les rasoirs, à La-Croix-Saint-Ouen (60).
Numéro 2 mondial
Fondé par Marcel Bich en 1950 (dont la famille reste encore l’actionnaire principal du groupe), Bic est le numéro un en France en papeterie, devant les marques de distributeurs et le groupe américain Newell (Reynolds, Parker, Waterman…) et le numéro 2 au niveau mondial.
Le secret de cette réussite ? « Une diversification des activités (ndlr : dans les briquets et les rasoirs) et des positions géographiques (ndlr : en Amérique du Nord et en Amérique latine notamment), selon Billy Salha, avec la recherche systématique du meilleur rapport qualité prix et un engagement sans faille des salariés ».
Activité historique du groupe, la papeterie-écriture représente encore 40 % du 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2009. Pas question donc de rater la rentrée des classes qui reste une période cruciale pour le fabricant. « Elle représente une grosse part de notre activité en France, mais cela est moins le cas dans d’autres pays européens comme la Grande-Bretagne et l’Italie. Pour la rentrée 2009, nous avons vendu 20 millions de stylos bille Cristal en France, soit 60 % de notre volume annuel dans le pays. Notre part de marché a même augmenté à 34 % durant la période, contre 32 % habituellement », affirme Billy Salha.
Pour préparer cette sacrosainte rentrée, les 5 usines du groupe en France (24 dans le monde) sont sur les chapeaux de roues dès le printemps. « Les chaines tournent à plein régime à partir de janvier-février, jusqu’à la pause estivale. Durant cette période, nos flux logistiques sont multipliés par deux, avec 42 000 pickings par jour (ndlr : « prises ») », souligne le directeur Europe.
2 réactions
MAUD | 31/08/2010 - 16H01
Dommage que Reynolds n'est pas été racheter par bic....
Encore une bonne entreprise francaise partie a l'étranger,et voila le résultat...
Viré Reynolds ! | 25/08/2010 - 02H49
bonjour,
La marque Reynolds n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a été depuis la fermeture de l'usine française en 2007 et la disparition de ce qui restait du service R&D en 2010 ...

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