ENTRETIEN Bernard Debré, urologue et député UMP, assume. Son "Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux", coéécrit avec Philippe Even, crée la polémique. Tant mieux. Il a répondu aux questions de l’Usine Nouvelle.
L'Usine Nouvelle - Y-a-t-il quelques laboratoires pharmaceutiques en particulier qui vous semblent être de mauvais élèves, voire plus producteurs de médicaments inutiles ou dangereux que d’autres ?
Bernard Debré - Pour la plupart des cas, ce sont les laboratoires étrangers qui trouvent de nouvelles molécules. Les laboratoires français sont plutôt spécialisés dans le façonnage ou la copie. On peut regretter le manque de recherche des laboratoires français.
Avez-vous eu un retour de la ministre de la Santé Marisol Touraine suite à votre livre et vos propositions de déremboursement des médicaments jugés inutiles?
Je n’ai pas eu de retour de Madame Touraine et je n’en attends pas.
Des firmes pharmaceutiques ont-elles tenté de vous approcher pendant l’écriture ou depuis la sortie de votre livre, afin de vous dissuader d’en parler ?
Nous n’avons pas eu de contacts avec les laboratoires tant en phase d’écriture que depuis la publication du livre. Avec Philippe Even, nous avions reçu les laboratoires lors de la préparation de notre rapport sur le Mediator. Désormais, les laboratoires savent à quoi s’en tenir avec nous.









