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Benoit Potier (Air Liquide), industriel de l'année 2010

Par Pierre-Olivier Rouaud - Publié le
Benoit Potier PDG Air Liquide
© François Bouchon/"Le Figaro"

Benoît Potier, le PDG d'Air liquide, Albert Saporta, le PDG de Stallergenes, et René Ricol, le commissaire général à l'investissement, sont les premiers lauréats des trophées créés par « L'Usine Nouvelle ».

Il y a déjà les « Ingénieurs de l'année », les « Trophées des usines », ou encore les « Jeunes entreprises innovantes ». Seul manquait, à la panoplie des prix initiés par « L'Usine Nouvelle », le palmarès des palmarès : celui des « industriels de l'année ». En clôture des premières Assises de l'industrie, organisées par notre magazine ce jeudi 21 octobre à Paris, Laurent Guez, directeur de la rédaction a décerné ces premiers « Trophée des industriels de l’année.

Benoit Potier, PDG d’Air liquide, Trophée du « Champions de l’industrie »
C’est la permanence de la stratégie et des résultats de ce grand groupe français qu’a voulu distinguer L’Usine Nouvelle à travers ce prix. Crée en 1902, Air liquide, n’a connu depuis que 5 président dont Benoit Potier, un centralien de 52 ans. Le développement du groupe essentiellement interne est lié à une longue succession d’investissements industriels et de diversifications à partir d’un savoir-faire comptant parmi les meilleurs au monde. Cette stratégie vient d’être illustrée par le gain d’un contrat de 450  millions de dollar dans le raffinage pétrolier auprès de la compagnie saoudienne Aramco, une première car ce groupe est réputé pour sa grande prudence en matière d’externalisation. "" Nous travaillons depuis 5 ans à cette réalisation a relaté Benoit Potier, qui  a au passage donné un coup de chapeau au groupe Total pour lui avoir permis il y a une dizaine d’année de faire ses premiers pas au Moyen-Orient. Après avoir salué avant tout ses 45000 collaborateurs et les multiples petits porteurs qui détiennent 40% du capital du groupe".

René RICOL, Trophée du " meilleur supporter de l’industrie
"

Si René Ricol est aujourd’hui Commissaire général à l'investissement chargé de répartir les 35 milliards d’euros du grand emprunt, c’est surtout au titre de sa fonction passée de Médiateur du crédit que l’Usine Nouvelle a tenu à le saluer. Homme de réseau néanmoins proche du terrain, René Ricol a su faire d’une mission politique un peu piégée un vrai job. Il se targue d’ailleurs avec ses équipes (et le « soutien des préfets ») d’avoir aidé plus de 12000 PME. N’hésitant pas pour cela à bousculer l’ordre établi, aussi bien chez les débiteurs des entreprises et autres banquiers qu’au sein des PME elle-même en secouant parfois le management ou les actionnaires. L’ancien expert comptable a aussi présenté hier avec passion sa nouvelle mission de responsable du grand emprunt en soulignant qu’il ressent beaucoup  d’optimisme au vu des multiples projets qui lui sont présentés. « Je crois que l’on va gagner ce pari, il est en train de se passer quelque chose », a-t-il lancé hier soir en l’illustrant par les projets notamment dans le photovoltaïque. Mais avec son solide sens des réalités il a assuré que la sélection serait draconienne.

René Ricol  par ailleurs tenu à associer à ce prix Laurence Parisot, présidente du Medef, présente lors de cette soirée, pour le soutien sans faille à son action lors de sa mission de Médiateur du crédit. Et estimé que le temps n’était pas venu de mettre fin à cette fonction occupée depuis son départ par Gérard Rameix.

Stallergenes et son PDG Albert Saporta, Trophée  "Poids moyen de l’industrie"

Focalisée sur un métier et un seul, les traitements antiallergiques, Stallergene a su montrer une grande constance dans sa stratégie ainsi que son développement industriel et international Cette entreprise de taille intermédiaire (ETI), basée à Antony  réalise aujourd’hui 192 millions d’euros de chiffres d’affaires et emploie 850 personnes. Son budget de R&D est supérieur à 20% du chiffre d’affaire. Insensible à la crise, elle connait une croissance de ses résultats et de son activité à deux chiffres depuis des années. Lors de la remise du prix, Albert Saporta, a souligné la qualité du management et des équipes de l’entreprise… ainsi que le soutien de Wendel son actionnaire à 46%. Il a aussi affirmé que la signature récente d’un important accord de partenariat avec un groupe japonais, en lui ouvrant enfin les portes de ce pays, constituait une étape importante le développement de Stallergenes.


 

 

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1 réaction

hteb | 02/11/2010 - 18H14

Je trouve votre choix de Benoit Potier très complaisant! le champion de l'industrie que vous honorez ne fait que suivre la stratégie mise en place dés la création de la société. De plus en période de crise faut il être centralien pour décider de réduire les couts ? quelle preuve de créativité !
Faut il être rémunéré plu s de 2 M€/an pour offrir comme seule vision en sortie de crise ( cf déclaration lors de la publication des résultats 3eme trim 2010) l’atteinte des objectifs de réduction des couts (ALMA) ? Cela me parait une très courte vue pour un champion industriel!!

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