Belvédère à nouveau rappelé à l’ordre par l’AMF
Le 06 août 2010 par Barbara Leblanc

Belvédère : un chiffre d’affaires plombé par le plan de sauvegarde
Belvédère embourbé dans les problèmes
liens sponsorisés
DOCUMENTS Le groupe français de spiritueux Belvédère est à nouveau dans le viseur de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Après la mise en œuvre d’une procédure d’injonction admnistrative en mars pour « non respect des obligations légales en termes de rachat d’actions », l’AMF frappe plus fort, en publiant des documents concernant Belvédère.
« Des manquements avaient été identifiés en mars, ce qui avait conduit l’entreprise fin avril à effectuer des déclarations à titre de régularisation », précise l’AMF. Un avertissement qui n'aurait pas été suffisant, selon l'AMF. En effet, elle a indiqué que le groupe avait continuer à réaliser des mouvements sur ses titres entre mai et juillet, sans les rendre publics. Un acte contraire à la réglementation, selon l'autorité des marchés financiers.
Elle a donc décidé de dévoiler les informations financières transmises par Belvédère, comme le lui permet le code monétaire et financier « en cas de demandes répétées de publication non suivies d’effet ». Parmi les documents publiés, l’AMF révèle les mouvements suspects, réalisés entre mai et juillet par la société et ses filiales. Par exemple, le nombre d’actions du groupe a continué de progresser, passant de 2 889 710 en mai à 2 962 630 en juillet. « C’est un non événement pour nous. L’AMF n’est pas dans son droit. C’est elle qui a outrepassé ses droits, alors que nous, nous avons respecté le droit des sociétés », a commenté le PDG du groupe, Jacques Rouvroy. Ce dernier assure réfléchir à un possible recours contre l’AMF.
Confiance
Le groupe Belvédère, dont la dette s’élève à 580 millions d’euros environ, est sous couvert d’une procédure de sauvegarde depuis juillet 2008. Le PDG du groupe se dit confiant quant à l’avenir du spécialiste des spiritueux, attendant avec sérénité la décision de la cour d’appel de Dijon le 21 septembre prochain. Elle doit statuer sur le sort de la global note du groupe estimée à 375 millions d’euros. Jacques Rouvroy a aussi confirméêtre en négocitations exclusives avec la Cofepp pour la cession de sa marque Marie Brizard. « Les choses avancent, explique-t-il. Tout devrait se débloquer à la rentrée de septembre
Document de l'AMF relatif aux mouvements du groupe Belvedere

dans la même rubrique
10/02/2012 Hausse du chiffre d'affaires d'Eiffage au 4e trimestre10/02/2012 Les Bourses européennes terminent en recul avec les bancaires
10/02/2012 Taux, crédit, l'appétit pour le risque va-t-il durer ?












