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Belfort remodèle son immobilier industriel

Par DIDIER HUGUE - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3169

Le parc industriel Techn'Hom occupe une superficie de 110 hectares. Avec deux locomotives, le français Alstom et l'américain GE, qui investissent dans de nouveaux centres technologiques.

Après la friche Bull, les locaux vacants d'Alstom ! Après avoir transformé les anciennes usines Bull, la société d'économie mixte patrimoniale (Sempat) du Territoire de Belfort s'attaque au site limitrophe qui accueille le français Alstom et l'américain GE. Alstom, encore propriétaire de 300 000 m2 d'ateliers et de bureaux, devrait céder à la Sempat les 45 000 m2 qu'elle loue à GE. « Cela éviterait une confusion d'image dans la mesure où nous restons concurrents », indique Yves Menat, le directeur général de GE. La société d'économie mixte pourrait également acquérir 35 000 à 40 000 m2 de bureaux inoccupés par Alstom.

En vingt ans, la Sempat a bâti un vaste parc industriel d'une superficie de 110 hectares, baptisé Techn'Hom. Celui-ci ne se contente pas d'accueillir des entreprises innovantes, avec des aménagements de qualité, il comprend également de nombreux services, tels qu'un restaurant, une crèche, un salon de coiffure, une conciergerie, une salle de sport... Depuis l'été dernier, GE y dispose d'un nouveau centre technologique européen dédié aux turbines à gaz, dans lequel travaillent 400 ingénieurs. Le bâtiment, qui a coûté 22 millions d'euros, a été entièrement financé par la société patrimoniale, qui se rembourse en encaissant des loyers.

Urbaniser les zones autour de la gare TGV

Alstom y prendra possession en août 2010 de son propre centre de R et D, dans lequel 750 ingénieurs et techniciens plancheront sur la conception et l'intégration des centrales de production d'énergie. Pour cette opération (36,5 millions d'euros), la Sempat joue les promoteurs. Elle revendra les murs à une SCI dotée de 8 millions d'euros, dont elle sera l'un des actionnaires aux côtés de la Caisse des dépôts et d'investisseurs privés. « Entre-temps, nous aurons porté notre capital de 9 à 20 millions d'euros, car d'autres chantiers d'importance nous attendent », précise Christian Proust, le président de la Sempat.

L'avenir, c'est l'urbanisation des deux zones en gestation autour de la future gare TGV. La Sempat, avec le renfort d'un groupe d'investisseurs, envisage de construire, dès 2012, pas moins de 200 000 m2 tertiaires et 80 000 m2 industriels, pour un montant global estimé à 400 millions d'euros.

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