Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'usine Agro

Bel crée l’usine "en kit" et l'implante en Côte d’Ivoire

, , ,

Publié le

Le troisième fromager mondial, connu pour ses marques Vache qui rit, Mini Babybel, Boursin et Kiri, s’est s’implanté en quelques semaines en Côte d’Ivoire, avec une usine "en kit". Un concept que le groupe a breveté, appelé à se développer dans d’autres zones en croissance. 


La nouvelle usine "en kit" de Bel, en Côte d'Ivoire - Crédits : Bel

Pour se développer dans les pays à forte croissance, sans construire de lourdes infrastructures, le fromager Bel a trouvé la parade : déployer des usines en kit. La première usine "de poche", comme aime la nommer le PDG du groupe, Antoine Fievet, vient d’ouvrir en décembre 2015 en Côte d’Ivoire.

"Nous essayons de produire au plus près de nos marchés. Mais ce n’est pas toujours facile quand on débute avec de petits volumes. Nous sommes souvent obligés de passer par des importations mais qui sont lourdement taxées aux frontières", a expliqué le 15 mars Antoine Fievet, lors de la présentation des résultats annuels. La solution imaginée par le troisième fromager mondial lui permet de s’implanter dans un pays plus facilement.  "Elle a tout d’une grande. Elle est construite comme un lego, à partir de 14 conteneurs", détaille Antoine Fievet, qui reste volontairement discret sur le montant de l’investissement.

Des résultats 2015 en hausse

Le  groupe Bel a vu son chiffre d'affaires progresser de 5,9% en 2015, à 2,95 milliards d’euros, grâce notamment aux effets de change et de périmètre. Le fromager a vu son activité bondir de 28,7 % sur la zone Amérique, Asie pacifique, à 539 millions d’euros, et se contracter de 8,6 % en Europe du Nord et de l’Est. En Europe de l’Ouest, première zone du groupe, l’activité s’est tassée de 1,3 % à 1,1 milliards d’euros, "notamment à cause de la guerre des prix entre enseignes". Le résultat net de l'exercice 2015 s'est élevé à 184 millions d'euros, contre 123 millions d'euros en 2014, soit une progression de 50,1 %.

 

10 millions de Vache qui rit par an

Deux mois seulement ont été nécessaires pour concevoir l’usine dans le site de recherche et développement de Vendôme (Loir-et-Cher) et l’implanter ensuite en Côte d’Ivoire. Avec une capacité de 10 millions de portions de Vache qui rit par an, le site ivoirien produit déjà 100 000 portions par jour.

Douze personnes travaillent pour l’instant sur place et bientôt vingt. Elles ont été formées aux mêmes techniques de production qu’en France, assure le groupe.

La matière première laitière de base, difficilement disponible en Côte d’Ivoire, reste importée, mais le fromage est ensuite fondu sur place puis conditionné en portions. "Si le succès est au rendez-vous, nous pourrons facilement agrandir la taille de l’usine et y lancer d’autres produits", poursuit le PDG de Bel. Ce concept d’usines, "inédit dans le fromage", assure Bel, pourrait être déployé dans d’autres régions du monde prochainement. Le groupe qui craint d’être copié par certains concurrents, a d’ores et déjà breveté son concept.  

Agrandissement de l'usine américaine

En dehors du projet ivoirien, Bel a indiqué qu’il aller entamer "plus tôt que prévu", l’agrandissement de son usine américaine de Brookings (Dakota du Sud), ouverte en 2014. La capacité devrait doubler d’ici à la fin de l’année et passer à 20 000  tonnes par an. Un agrandissement nécessaire pour répondre à la forte croissance de Mini Babybel aux Etats-Unis. Ses ventes ont bondi de 40 % aux Etats-Unis entre 2013 et 2015.

Parallèlement à ces projets, le groupe travaille à l’efficience industrielle de ses 30 usines dans le monde. Le fromager a noué un partenariat de trois ans avec le pôle CEA Tech, en charge du transfert des technologies au sein du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Il consiste au financement d’études techniques dans différents domaines (robotique, capteurs, pilotage des processus industriels, analyse de données...).

Adrien Cahuzac

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

17/03/2016 - 10h58 -

L'Usine en kit n'est pas une idée neuve (armement, etc.), mais c'est une très bonne idée, ne serait-ce que pour la standardisation et l'assurance qualité, essentielle dans l'agro-alimentaire.
Répondre au commentaire

 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus