"Beaucoup de critères pour que les prêts soient valables"
Par PROPOS RECUEILLIS PAR A.R. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3141Trois questions à Arnaud Berger, responsable du développement durable au sein du groupe Banque populaire
Quelles sont les particularités de ces incitations financières ?
L'écoprêt à taux zéro lie deux compétences : l'expertise financière, le métier traditionnel des banques, et l'analyse technique, qui est plus nou- velle et plus difficilement lisible pour les ban- quiers. Il y a de multiples paramètres à respecter pour que les prêts soient valables. Le risque est que le produit soit trop compliqué et que les conseillers sur le terrain ne les vendent pas.
A quelles conditions ces prêts auront-ils du succès ?
Il faudra que les banquiers investissent dans la connaissance des produits et des techniques. Ils devront se rapprocher des experts, des artisans, des fournisseurs de matériaux, voire de l'Ademe et des différents corps de l'Etat. Et cela au niveau de chaque agence parfois !
Qu'avez-vous mis en place ?
Beaucoup d'artisans sont nos clients. Nous avons donc tout intérêt à ce que leurs propres clients obtiennent des financements ! La Banque populaire du Sud a créé le label « éco-artisan » avec la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment). BP Alpes a créé une opération spéciale à Annecy de prêt vert à taux zéro pour l'isolation des logements de la ville... Nous avons lancé diverses opérations de soutien au logement neuf écologique ou au développement de la construction en bois

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