Bayer CropScience cherche des économies
Par Agathe Remoué - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3021"Chamboule tout » chez le leader mondial de l'agrochimie. Pour générer 300 millions d'euros d'économie annuelle, Bayer CropScience a décidé d'examiner à la loupe, d'ici à 2009, l'ensemble de sa chaîne de production, son développement, son marketing et ses achats. Des sites industriels seront fermés et 1 500 postes supprimés - sur 19 000 pour le groupe -, principalement en Amérique du Nord, où Bayer CropScience déplore la stagnation de ses ventes de produits phytosanitaires (fongicides, herbicides, pesticides), une activité qui pèse 82 % de son chiffre d'affaires. Le léger recul de cette activité a été, sur le premier semestre, compensé par les deux autres activités de la division : les phytosanitaires hors agriculture et les semences génétiquement modifiées ont, eux, vu une croissance de 8,8 % de leurs ventes. Malgré une confortable marge d'Ebitda de 27,4 % au premier semestre, pour un chiffre d'affaires de 3,35 milliards d'euros, le groupe souhaite encore augmenter sa rentabilité face à des hausses de coûts (l'énergie peut atteindre 80 % du chiffre d'affaires).
Pour autant, les perspectives de Bayer CropScience sont bonnes en Europe (un marché de 11 milliards d'euros, dont 5,8 milliards pour la France). Une vague d'innovations doit permettre au groupe de se positionner plus agressivement sur ces marchés stables. D'ici à 2011, dix nouvelles molécules seront commercialisées. Déjà, en France, deux de ses substances actives (fongicides) viennent d'être autorisés. Les produits finis seront fabriqués sur le site de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, (330 salariés).











