Bausch & Lomb pourrait intéresser Sanofi ou GSK

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lentilles oeil humain
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Cinq ans après l’avoir sorti de la bourse, le fonds d’investissement Warburg Pincus s’apprêterait à céder le laboratoire d’optique et d’ophtalmologie Bausch and Lomb. Entre temps, de lourds investissements ont été réalisés, notamment en France.

Cinq ans. Le fonds d’investissement newyorkais Warburg Pincus n’échappe pas aux règles de la finance : après avoir racheté en 2007 pour 4,5 milliards de dollars le laboratoire Bausch and Lomb, qu’il avait retiré de la cote de New York, il se prépare désormais à le céder, selon le New York Times. En approchant des acheteurs potentiels, comme les groupes pharmaceutiques français Sanofi – qui souhaite se renforcer en ophtalmologie - ou britannique GlaxoSmithKline, il espérerait tirer 10 milliards de dollars. Ou n’exclurait pas, sinon, d’introduire à nouveau en bourse ce fabricant américain de produits ophtalmologiques, qui produit notamment le célèbre Collyre. 

Car même si ses résultats ne sont pas publics, Bausch&Lomb aurait une croissance positive et serait rentable dans ses trois activités, selon nos informations : la contactologie (42%), la chirurgie (18%) et la pharmacie (40%). Dans son usine d’Aubenas dédiée à ses produits pharmaceutiques, il a d’ailleurs récemment inauguré sa plateforme logistique européenne.

Un choc des cultures en 2007

Le rachat par Warburg Pincus en 2007 avait profondément impacté l’entreprise. Dans une récente enquête de satisfaction menée auprès des employés de Bausch&Lomb, 76% d’entre eux confiaient qu’ils recommanderaient l’entreprise à d’autres pour y travailler. Lors de la reprise par le fonds d’investissement, qui avait été vécue de prime abord comme un choc des cultures, ils étaient deux fois moins…

Le renforcement des investissements

Interrogé il y a quelques semaines par l’Usine Nouvelle sur son actionnaire, Pierre Guibourg, PDG France de Bausch&Lomb et du laboratoire Chauvin, établissait une distinction entre deux types de fonds : "le fonds de pension qui rend la mariée exsangue et le revend du jour au lendemain, et un actionnaire comme le nôtre, pour un partage de long terme, fer de lance des investissements". A son arrivée, Warburg Pincus n’avait pas hésité à renouveler profondément la direction de Bausch&Lomb et instaurer une nouvelle stratégie pour augmenter son chiffre d’affaire : "renforcer la R&D en élargissant le pipeline, couper les dépenses inutiles et investir là où il faut. Nous avons réinvesti dans nos sites industriels, afin d’augmenter leurs capacités, dans nos filiales de distribution, et dans nos forces de ventes. Le cap n’a jamais varié depuis 2007", affirme Pierre Guibourg. La France fait ainsi partie, avec l’Allemagne, de la deuxième filiale majeure pour le groupe, après les Etats-Unis. Espérons que le nouvel actionnaire conservera cette stratégie.

Gaëlle Fleitour

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