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Batteries: un réseau de recherche à disposition des industriels

Le 05 juillet 2010 par Barbara Leblanc
Audi A1 E-TRON
© DR

Partout dans le monde, les alliances ou travaux de recherche s'accélèrent dans le domaine des batteries pour véhicules électriques. La dernière en date étant les discussions entre Mitsubishi et Toshiba. En France, un nouveau réseau devrait permettre à l'industrie du secteur de gagner en compétitivité.

Depuis le 2 juillet, la France a un réseau unique de recherche et d’innovation dans le domaine des batteries pour la téléphonie mobile et plus encore pour les véhicules électriques. Sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le réseau regroupe le CNRS, le Centre à l’énergie atomique (CEA), les huit principaux laboratoires académiques du domaine et des industriels, comme Renault, Saft ou EADS. Sa mission ? « Permettre aux industriels de savoir qui est le bon interlocuteur dans la recherche sur les batteries et gagner en compétitivité dans le secteur grâce à plus de coordination », explique Didier Marsaq, directeur des nouvelles technologies et de l’énergie au CEA.

Eviter que l’innovation parte à l’étranger


Le réseau a été bâti sur le mode de fonctionnement des unités de recherche dans le domaine des batteries. En effet, le CNRS traite de toutes les questions relatives aux batteries (molécules, création…), alors que le CEA s’occupe surtout de l’aval et des travaux technologiques sur les batteries (protoytpe, test sur véhicules…). Les avantages pour les industriels tiennent à de possibles signatures de contrats avec les organismes de recherche et l’accès à un portefeuilles de brevets. « Nous voulons aussi éviter que l’innovation française parte à l’étranger sans que nos industriels en profitent, comme cela a pu être le cas il y a quelques années », précise Didier Marsaq.

Pour aider aux développements de ce réseau, « ouvert à tout industriel sans exclusivité », l’Etat versera 1,5 million d’euros sur trois ans et financera 15 contrats de post-doctorants. Le réseau devrait aussi faire une proposition de financement dans le cadre du Grand Emprunt. De son côté le CNRS devrait mobiliser 19 chercheurs et 14 ingénieurs et technicients d’ici à 2017. « Il faut mobiliser tous nos atouts en France pour garantir la sécurité des véhicules électriques et atteindre un coût abordable, assure Didier Marsaq. La marge de progression dans le domaine va doubler dans les cinq ans à venir »

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