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Balyo libère les chariots automatiques

Le 30 août 2010 par Aurélie Barbaux
Autonomie.
Les chariots
électriques
géoguidés de
Balyo calculent
seuls leur position
et leur trajectoire
au sein d’une
usine ou d'un
entrepôt.
Autonomie. Les chariots électriques géoguidés de Balyo calculent seuls leur position et leur trajectoire au sein d’une usine ou d'un entrepôt.
© DR

Fini les fils ou les guides laser. Les chariots élévateurs, transpalettes et autres gerbeurs n'ont plus besoin d'infrastructure spécifique pour se déplacer seuls à l'atelier. Grâce au procédé de géoguidage de la start-up parisienne Balyo, les industriels peuvent facilement automatiser leurs travaux de manutention. La technologie, protégée par deux brevets internationaux, est issue de travaux sur la robotique mobile initiés dès 1998 par le français Thomas Duval, chercheur à l'École centrale de Paris et l'espagnol Raoul Bravo, qui a quitté son laboratoire de l'École polytechnique de Madrid pour créer et diriger l'entreprise. Les deux hommes partageaient leur envie de trouver une application concrète à leurs travaux.

C'est chose faite. Dès sa création en 2005, Balyo a vendu ses transpalettes géoguidés à Saint-Gobain, Heineken, Beccard et Areva. Des ventes qui ont permis à l'entreprise de se développer sur fonds propres. En 2009, la start-up de 15 personnes a réalisé un chiffre d'affaires de 2,1 millions d'euros, grâce à la vente de 40 exemplaires de ses chariots, assemblés en Île-de-France. Soit, cela ne représente qu'une niche face aux 40 000 chariots élévateurs traditionnels vendus en France chaque année. Mais les géants du secteur, comme Fenwick ou Still, s'intéressent à cette technologie. Las ! Balyo, qui compte doubler son chiffre d'affaires en 2010, n'est pas à vendre. Il est juste disposé à conclure des partenariats.

L'innovation

► La technologie de géoguidage de Balyo permet à un robot de calculer sa position au sol, à partir des données de déplacement enregistrées par ses roues, dès lors qu'il connaît le plan de son environnement.
► Le calculateur et le logiciel d'intelligence artificielle embarqués permettent de détecter des phénomènes physiques, comme un sol non plat, et de les incorporer automatiquement dans les calculs de position.
► La communication sans fil avec le chariot s'effectue soit par radio longue portée, soit par Wi-Fi.
La détection d'obstacle à partir de 20 mètres de distance s'effectue par un scrutateur laser.

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