AZF : l'ex-PDG de Total nie toute économie sur la sécurité
Par Rémy Maucourt - Publié le
Thierry Desmarest, qui était PDG de Total lors de l'explosion de l'usine AZF, a fait une apparition mardi au procès. Il récuse plusieurs arguments des associations de victimes.
"Je n'ai jamais refusé un investissement de sécurité (...) Il n'y avait pas de politique de réduction des effectifs dans la chimie (...) On n'a pas coupé dans le budget des engrais (...) Je n'ai pas demandé qu'on étudie de projets de cession dans le groupe." Ces déclarations de Thierry Desmarest prennent le contre-pied total du discours des parties civiles.
Au cours du procès en appel, Me Stella Bisseuil, représentant l'association "Victimes endeuillées", a en effet dénoncé des "économies faites sur la sécurité". Elle soupçonne Total d'avoir voulu "se débarrasser de sa branche engrais chimiques", récupérée lors de la fusion avec Elf. Des éléments qui pourraient expliquer la catastrophe du 12 sseptembre 2001, qui avait fait 31 morts.
Le secrétaire général de Total, Jean-Jacques Guilbaud, a tenu le même discours que Thierry Desmarest devant la presse. "Il n'y a eu aucune demande d'économie. Cette usine avait parfaitement sa place au sein du groupe. Total ne ment pas, Total est présent, comme il l'a toujours été auprès des victimes et des Toulousains ", a -t-il déclaré.
Thierry Desmarest et Total ont été placés au rang des prévenus jusqu'à la fin du procès. Ils y ont rejoint le directeur de l'usine, Serge Biechlin, et Grande Paroisse, poursuivis pour homicides involontaires. Thierry Desmarest reviendra à la barre le 7 février prochain, pour évoquer la commission d'enquête interne mise en place après le drame.

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