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Avtovaz : Renault et Nissan en pleine réflexion pour un pari risqué

Par Barbara Leblanc - Publié le

Renault et Nissan pourraient monter dans le capital d’Avtovaz et en prendre le contrôle. Un pari qui pourrait être périlleux.

Il faudra attendre deux ou trois ans avant que l’Alliance Renault Nissan ne prenne le contrôle du russe Avtovaz. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le groupe Russian Technologies, actionnaire du constructeur russe au lendemain de la rencontre entre Carlos Ghosn, patron de l’Alliance et Vladimir Poutine, Premier ministre russe. Ce dernier a proposé au groupe franco-japonais d’accroître sa part dans le capital d’Avtovaz, pouvant même aller jusqu’à une prise de contrôle.

Cette demande fait suite aux premiers appels du genre faits il y a plus d’un an, le gouvernement russe cherchant à sauver son géant automobile. « Avant d’accepter de monter dans le capital d’Avtovaz, l’Alliance voulait que le ménage soit fait dans l’entreprise russe, véritable conglomérat à la soviétique, prenant en charge toute la vie économique de la région et historiquement gangrénée par la mafia russe, détaille Michel Freyssenet, à la tête du centre de recherches Gerpisa. Maintenant qu’Avtovaz est débarrassé de ces activités connexes et que l’Etat russe a pris en charge sa dette, l’Alliance peut accroître sa responsabilité opérationnelle ».

Pari risqué ?

Reste à savoir si une augmentation de capital serait profitable au groupe franco-japonais, qui réfléchit encore à répondre favorablement à la requête du Premier ministre russe. « L’Alliance a l’ambition de conserver une part de marché de 40% sur le marché russe. Or, selon les prévisions, le marché devrait doubler d’ici à 2015 pour atteindre quatre millions d’unités. Nous devons nous adapter pour rester aussi fort », commente le groupe français. Pour autant, après des démarrages difficiles au Brésil et en Inde et une absence du marché chinois, le groupe Renault pourrait se lancer dans un pari risqué. « Le marché russe est cyclique, avec un potentiel de développement incertain, affirme Michel Freyssenet. D’autant plus que la croissance russe est fortement dépendante des exportations de matières premières, soumises à d’importantes variations. »

 

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