Dossier

Boeing face aux déboires de son 787

Avion électrique : Airbus pense avoir fait mieux avec l'A350 que Boeing avec le 787

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Airbus A350
© H. Goussé - Airbus

Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, se félicite d'avoir fait des choix plus conventionnels en matière d'architecture électrique pour son A350, le concurrent direct du 787 de Boeing. Selon lui, les technologies de l'avion tout électrique ne sont pas encore mûres.

L'A350 d'Airbus qui embarque aussi des batteries lithium-ion, va-t-il connaître les même déboires que le 787 de Boeing ? Fabrice Brégier, directeur exécutif d'Airbus, pense que son appareil - qui doit effectuer son premier vol d'ici la fin juin - évitera ces problèmes car l'avionneur européen a opté pour une approche plus prudente.

"Je ne vais pas donner de leçons à Boeing. Pour autant je ne vais pas en prendre non plus alors que je pense avoir fait mieux. Et je pense avoir un plan pour disposer, dans tous les cas, d'avions qui volent et des batteries qui ne prennent pas feu", a-t-il indiqué le 31 janvier au soir à Toulouse, devant des journalistes.

Selon lui, Airbus a anticipé le problème et l'a communiqué ouvertement aux compagnies aériennes il y a environ un an. "Ces batteries sont sensibles. Nos équipes ont identifié cette fragilité dès le départ et nous pensons l'avoir levée il y a un an. On a étudié avec beaucoup de précautions leur intégration dans l'A350".

Mais au-delà des seules batteries, les départs d'incendie survenus sur deux appareils de Boeing pourraient remettre en cause la stratégie d'avoir des avions plus électriques, ou du moins l'intensité et la rapidité avec lesquelles elle est menée.

Aujourd'hui, Boeing et Airbus s'attachent en effet à remplacer les systèmes hydrauliques traditionnels à bord de leurs appareils par des systèmes électriques plus légers et plus faciles à entretenir pour les compagnies aériennes.

Dans ce domaine, Airbus a été plus prudent que son rival américain. L'A350 embarque moins de systèmes électriques que le Dreamliner américain. "Boeing a pris une orientation différente de la nôtre. On a été plus conventionnel (…) On considère que l'avion tout électrique est un axe d'avenir mais que les technologies ne sont pas mûres actuellement pour en tirer le bénéfice", a précisé le dirigeant français.

"Sur le papier, c'est très bien mais cela suppose d'appeler une puissance électrique très supérieure à celle des avions conventionnels. Nous n'avons pas fait ce choix. On a confirmé les choix faits sur l'A380. Et franchement à titre personnel, je m'en porte beaucoup mieux".

Airbus reste toutefois extrêmement prudent sur le sujet. Il a également travaillé en parallèle sur des solutions plus classiques de batteries. Au cas où...

Hassan Meddah

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