Aux USA, GM acquiert une société de crédit
Par Yann Le Houelleur - Publié le
Le constructeur de Detroit a déboursé 2,7 milliards de dollars pour s’offrir AmeriCredit. Le patron de GM a déclaré qu’il s’agissait d’une étape indispensable avant la réintroduction en bourse prévue en novembre.
Le 22 juillet 2010, General Motors a acquis un organisme financier, AmeriCredit dont le siège se trouve dans le Texas. Le constructeur automobile de Détroit a déboursé 2,7 milliards d’euros à la suite d’une OPA amicale. Sur son bilan, AmeriCredit affiche neuf milliards de dollars de prêts. Un tiers de ses opérations concernent le financement de l’achat de voitures GM, qu’elles soient neuves ou d’occasion.
La situation dans laquelle se trouvait GM était plutôt insolite : aux Etats-Unis, un constructeur automobile se doit d’optimiser l’écoulement de sa production grâce à une société de crédit prospérant dans son giron. Les industriels automobiles ont pour habitude de réaliser 7 % de leurs ventes par le biais d’emprunteurs de seconde catégorie. GM souffrait d’un handicap par rapport à la concurrence, avec 4 % seulement de ses modèles dans ce cas.
EN 2006, IL AVAIT VENDU 50% DE GMAC
Phénix automobile en pleine renaissance, GM a annoncé l’acquisition d’AmeriCrédit, un an après avoir frôlé la banqueroute, quand le Trésor américain lui avait fourni une roue de secours en prenant 60 % de son capital.
Il s’agit presque d’un retour à la case départ : en 2006, alors que la crise couvait, GM avait vendu à la hussarde la moitié de ses parts dans GMAC, une société de crédit à la consommation. Cette opération avait contribué à renflouer les caisses du constructeur automobile. Rebaptisé depuis Ally Financial, cet organisme financier a continué à travailler avec GM tout en traçant son propre sillon.
Le patron de GM, Ed Whitacre, a tenu à préciser que l’achat d’AmeriCredit était une étape indispensable avant la réintroduction en bourse du constructeur automobile. Cet événement devrait survenir en novembre prochain, "pour autant que les conditions du marché soient propices", a-t-il stipulé.
Le but de la manœuvre serait d’offrir au public 20 % des titres de GM encore aux mains du Trésor. En reprenant ses quartiers à Wall-Street, GM serait à même de lever des fonds estimés tout au plus à 15 milliards de dollars. Pour Barak Obama et le Parti démocrate, ce serait un soulagement à la veille des élections législatives. Ces derniers sont accusés d'avoir exacerbé l’endettement public : trop de largesses auraient été accordées à des entreprises en détresse.

dans la même rubrique
25/05/2012 Le Dow Jones perd 0,62%, le Nasdaq cède 0,08%25/05/2012 Bankia demande 19 milliards d'euros de plus à l'Etat espagnol
25/05/2012 S&P abaisse ses notes sur cinq banques espagnoles












