Aux Assises du numérique, le très haut débit continue de faire débat

Par  - Publié le
Fibre optique
© C.C. - Flickr - Twistiti

C'est Cécile Duflot qui a introduit le débat sur le très haut débit dans les territoires. Les débats du 29 novembre aux Assises du numérique ont montré que nombre d'obstacles demeurent pour un développement rapide.

Apres une matinée plutôt générale sur le numérique en France, la première après-midi des Assises du numérique, ce 29 novembre, était consacrée en partie à l'aménagement du territoire en très haut débit. C'est Cécile Duflot, ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, qui a ouvert la demi-journée en rappelant l'importance du sujet et l'obligation des opérateurs de davantage informer sur l'avancement de leurs déploiements.

Évoquant le manque de connectivité dans les zones rurales, elle a insisté :  "le risque de fracture numérique est celui d'une France à deux vitesses." Avant de préciser qu'elle confiait à Claudy Lebreton, président de l'association des départements de France, une mission de réflexion et de prospective sur les impacts du numérique sur l'aménagement du territoire. Elle a également rappelé que le gouvernement annoncerait en février 2013, le schéma d'aménagement numérique du territoire sur 10 ans.

La ministre a terminé en listant les trois problèmes qui perdurent dans ce domaine. La juste péréquation, qui reste à trouver, du financement entre les différents acteurs, publics et privés. L'écart de puissance de marché des collectivités, d'un côté, et des opérateurs de l'autre, qu'elle propose de compenser entre autres par la mutualisation des acteurs publics. Enfin, le déficit d'information des collectivités sur les déploiements. Cécile Duflot a donc demandé au Premier ministre d'organiser un observatoire du déploiement de la fibre et de la 4G.

A l'occasion de deux tables rondes, les collectivités, les élus, les intégrateurs et opérateurs télécoms ont rappelé leurs positions respectives. Le sénateur de la Haute Saône Yves Krattinger a ainsi interpellé sur le niveau d'appropriation du sujet par les élus locaux qui doit augmenter. Et plusieurs représentants de collectivités dites des zones non denses, ont rappelé le poids des coûts de déploiements pour eux. Le coût moyen d'une prise fibre selon les intervenants de la table ronde, se situerait ainsi entre 1 200 et plus de 3 000 euros. Au moins trois fois plus qu'en zone urbaine.

De son côté, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales pour Orange, s'est félicité de la stabilité de la réglementation des télécoms depuis 18 mois. "Comme par hasard, depuis, les déploiements s'accélèrent, a-t-il constaté. Si on changeait la réglementation dans l'aéronautique autant que dans les télécoms, on volerait toujours en biplan aujourd'hui!" Quant au débat d'un déploiement du très haut débit uniquement à base de fibre optique, ou en exploitant un mix technologique (fibre, cuivre, 4G, satellite...), il n'aura pas été tranché à l'occasion de ces assises du numérique!

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
Recevez nos newsletters

Identifiez-vous