Aucun problème électronique dans les véhicules Toyota rappelés (NHSTA)
Le 11 août 2010 par Barbara Leblanc

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Toyota et les rappels, la saga continue. Alors que les critiques se sont multipliées à l'encontre du constructeur, la NHSTA a démontré dans ses premières conclusions que la plupart des accidents survenus avec un véhicule Toyota étaient dus à un mauvais freinage de la part des conducteurs.
Les véhicules Toyota n’auraient pas de problème d’électronique ou de logiciels. C’est ce qu’ont démontré les premières conclusions de l’enquête de l’agence de sécurité routière américaine (NHSTA) portant sur les accidents survenus en début d’année avec des véhicules de la marque japonaise.
Certains parlementaires et experts avaient à ce moment-là mis en cause des défauts de conception dans l’électronique des véhicules pour justifier leurs accélérations involontaires. De son côté, Toyota maintenait que le problème venait des pédales qui remontaient mal ou se coinçaient dans le tapis. « A ce stade préliminaire de l’enquête, les ingénieurs n’ont pas identifié de nouveau défaut dans des Toyota à part les problèmes de pédales qui ne remontent pas », précise le département des Transports, rapporteur des premières conclusions. Les expertises des boîtes noires ont porté sur 58 cas, dont 35 seraient liés à un mauvais freinage du conducteur et neuf autres à un freinage tardif. Dans un cas seulement, la pédale d’accélération serait en cause.
Pour autant, la NHSTA et la Nasa vont poursuivre leurs investigations, tendant à trouver d’autres causes possibles d’accélération involontaire. De nombreux experts et Toyota lui-même ont reconnu que la fiabilité des boîtes noires n'était pas reconnue à 100%. Par ailleurs, les analyses du comité d’étude indépendant ne sont pas attendues avant 2011.
Le constructeur automobile japonais a annoncé avoir suspendu ses exportations de véhicules vers l’Iran, respectant ainsi les sanctions internationales de l’ONU contre la poursuite de la politique nucléaire de Téhéran. Une initiative qui pourrait être imitée par d’autres entreprises japonaises. La décision du groupe serait basée sur la peur de voir ses relations avec les Etats-Unis contrariées en cas de poursuite des exportations, selon le quotidien Nikkei. Le marché iranien ne représente que quelques centaines de ventes pour le groupe.

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