Au moins deux morts sur une plate-forme pétrochimique Total à Carling
Par Ana Lutzky - Publié le
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Explosion Total à Carling : « L’inspection s’était pourtant bien passée » Explosion à Carling : une installation Total vétuste selon les syndicatsUne explosion sur la plate-forme pétrochimique Total de Carling, en Moselle, a fait au moins deux morts et six blessés mercredi 15 juillet, a-t-on appris auprès du groupe pétrolier.
Les raisons de l'explosion, qui n'a entraîné aucun départ de feu, n'étaient pas encore déterminées vers 17 heures, a précisé la préfecture. Le ministre de l'industrie Christian Estrosi doit se rendre sur place en début de soirée, depuis le site de l'équipementier en télécommunications Nortel (à Châteaufort), où il s'était rendu cet après-midi.
L'explosion s'est produite à 15h15 selon un communiqué du groupe dans un vapocraqueur, une installation servant à produire de l'éthylène et du propylène. "L'accident s'est produit au cours d'opérations de redémarrage du vapocraqueur à la suite d'un arrêt lié aux récentes intempéries", précise le communiqué du groupe diffusé vers 18h, qui précise : "une unité de production de vapeur a explosé pour une raison encore inconnue". L'explosion a fait deux morts et six blessés selon un bilan provisoire, a poursuivi le groupe Total, confirmant les annonces de la préfecture de Lorraine à Metz et du ministère de l'Industrie.
Procédé pétrochimique par lequel des hydrocarbures saturés sont cassés en molécules plus petites pour produire de l'éthylène et du propylène, matières premières à l'origine de nombreuses matières plastiques. Mélangés avec de la vapeur d'eau, les hydrocarbures saturés sont amenés à environ 800 degrés par passage très bref dans un "surchauffeur", puis ils sont brutalement refroidis.
Le vapocraqueur n°1, où s'est produit l'accident, peut traiter quelque 320.000 tonnes d'éthylène par an.
L'usine de Carling est l'une des trois installations pétrochimiques de Total en France. En activité depuis plus de 55 ans, elle est classée Seveso 2 (site à risques).
L’alimentation en éthylène de la plateforme était appelée à évoluer
Ce drame survient alors que le vapocraqueur du groupe Total se situe au cœur de la question de la réorganisation industrielle de Carling. Unique fournisseur en éthylène et en propylène de la plateforme, Total Petrochemicals France (TPF) avait annoncé sa volonté de se désengager sur la production de ces substances. Pour continuer d'alimenter l'industrie moselloise, une étude de faisabilité annoncée par Luc Chatel devait se pencher sur l'idée préconisée par François Loos de raccorder la plateforme à Ludwigshafen, en Allemagne. BASF y produit de l'éthylène et du propylène en quantité.
Total Petrochemicals France exploitait en 2008 un autre vapocraqueur sur la plateforme : le vapocraqueur numéro 2. Ce dernier a été arrêté fin 2008. Le 10 mars 2009, le groupe annonçait qu'il supprimait 63 postes sur le site de Carling à l'horizon 2012-20123.
1 réaction
RENARD | 16/07/2009 - 09H33
il me semble que la raffinerie Total de la Mède avait
un petit problème et une subtance avait été déversée sur
la commune de Sausset les Pins dans les Bouches du rhone

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