Au creux de la vague

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2888

Un redémarrage début 2004.

"Nous pensons que l'activité de l'industrie papetière pourrait repartir début 2004 », se risque Jean-Paul Franiatte, le délégué général de la Confédération française de l'industrie des papiers cartons et cellulose (Copacel). Si la prévision se réalise, ce sera une bonne nouvelle pour l'industrie française. Un peu comme le signe d'un « vrai » redémarrage. « Notre secteur colle à la conjoncture, c'est mathématique. Elle n'est pas très bonne, comme actuellement, et donc, nous n'allons pas très bien », résume t-il.

Après trois très bonnes années (1998 à 2000), suivies d'un ralentissement de trois ans aussi (2001 à 2003), l'industrie papetière se cale dans les starting-blocks. « Nous avons atteint le plancher, jauge Jean-Paul Franiatte. On attend de remonter. Les entreprises de l'emballage sont les premières à ressentir un frémissement de l'activité ». Mais sur un marché mondial qui croit en moyenne de 3 % par an depuis une décennie et de 2 % en France, la reprise attendue dans l'Hexagone est timide au regard de l'activité qui sera enregistrée en 2003. La production française (9,8 millions de tonnes en 2002)devrait progresser de 1% cette année pour une consommation en hausse de 0,5 %. L'industrie papetière, qui réalise un chiffre d'affaires de 6,4 milliards d'euros et occupe le dixième rang mondial, exporte plus de la moitié de sa production (51,4 %). Elle devrait tirer avantage de la reprise mondiale qui se dessine. Par chance, elle échappe majoritairement aux effets dévastateurs de l'appréciation de l'euro face au dollar dans la mesure où 80 % de ses marchés à l'international se trouvent en Europe.

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