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Au Chili, GDF-Suez sort de sa réserve

Le 27 août 2010 par Yann Le Houelleur
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Le groupe énergétique français a négocié avec le président chilien afin de trouver un autre site pour la construction d’une centrale électrique. Celle-ci ne pouvait que porter atteinte à la quiétude régnant dans une réserve naturelle à Barrancones, regorgeant d’espèces animales.

Un projet de centrale thermique, au Chili, donne bien du fil à retordre à GDF Suez. Le géant français des solutions énergétiques et de la production d’électricité avait projeté la construction d’une centrale d’une capacité de 540 MG (mégawatts) à proximité d’une réserve naturelle, à Barrancones (sur la côte Pacifique). Selon le site «investir.fr», ce projet énergétique représente un investissement de 850 millions d’euros. Les autorités de la région de Coquimbo avaient donné leur feu vert à ce chantier le 24 août 2010. Depuis, avec un tel projet, GDF-Suez - pour lequel le Chili constitue un marché stratégique -  n’a pas cessé de s’attirer les foudres de maintes associations militant en faveur de l’environnement. Le quotidien La Nacion avait expliqué que «cette centrale sera construite dans la zone où se trouve la principale réserve marine du pays». Des pingouins de Humboldt et de petites loutres appelées « chungungos » y prospèrent.

Face à la vague de protestations, le président Sebastian Piñera a dû intervenir. Au terme d’une négociation engagée avec les dirigeants du groupe sur place, il a pu annoncer qu’un nouveau site pour l’implantation de la centrale serait trouvé.

Une des plus grosses fortune d'Amérique latine


Cette actualité à cheval sur l’industrie et l’environnement est d’autant plus intéressante à suivre que Sebastian Piñera, président du Chili depuis mai dernier, est issu des milieux d’affaires. Actionnaire, entre autres sociétés, de LanChile (qui a annoncé sa fusion, il y a peu), avec le brésilien TAM), il se trouve à la tête de l’une des plus grosses fortunes d’Amérique latine.

Incarnant le retour en force de la pensée libérale décomplexée, Sebastian Piñera se montre sensible, tout au moins sous la pression populaire, au thème de l’environnement. Il a été amené a déclarer que «l’affaire de la centrale thermique à Barrancones démontre à quel point l’arsenal de lois sur l’environnement au Chili requiert des améliorations».

Et le chef de l’Etat d’ajouter : «Il faut améliorer nos compétences dans l’aménagement du territoire, de manière à faire la distinction entre les zones aptes aux centrales électriques et celles appelées à demeurer des sanctuaires naturels.»



 

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