Atmel reprend 48 salariés tandis que 52 autres recevront leur lettre de licenciement. De fait, le groupe ne reprend que l'activité test et renonce à la production de semi-conducteurs qui disparait.
Voisin de MHS, Atmel fait construire sur son propre site des salles blanches pour rapatrier l'activité de MHS. Le groupe n'a pas souhaité exploiter le site de 7,5 hectares où se trouve MHS, ce dernier ayant été cédé en juin 2008 à l'opérateur immobilier Kalkalit pour 15,8 millions d'euros.
Un enjeu de réindustrialisation ou de reconversion va donc se poser sur ce domaine industriel, plutôt bien situé sur le quartier de la technopole nantaise.
Le reclassement des salariés est aussi un enjeu social d'envergure. « Lors du dernier plan social, sur les 132 salariés de MHS ayant perdu leur travail, seulement 18 ont retrouvé un travail en CDI, indique la CGT, la moyenne d'âge est de 47 ans. »
L'histoire bégaie puisque Atmel, qui emploie encore 200 salariés à Nantes, avait vendu le 7 décembre 2005 cette usine à l'industriel Bruno Grangier, lequel avait rebaptisé le site MHS Electronics et souhaitait développer des technologies innovantes dans la production de wafers (des galettes de silicium pour circuits intégrés) sous ultra haut vide.
La transaction s'était faite pour l'euro symbolique, Atmel versant de surcroît 4,7 millions d'euros pour assurer la transition ainsi qu'une une charge de travail sur trois ans. MHS avait alors conservé 290 salariés sur 320 avant d'engager plusieurs plans sociaux.
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