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Aston produit moins cher en France qu’en Corée

Par Patrice Desmedt - Publié le
AsteelFlash

Production. Faire fabriquer en France auprès d’un sous-traitant de l’électronique pour être plus compétitif. Le choix d’Aston est pragmatique. Cette PME française de 30 salariés, qui a réalisé 15 millions de chiffre d’affaires en 2010, possède pourtant sa propre usine en Corée du Sud pour fabriquer les récepteurs pour la réception de la télévision par satellite. Mais, pour le marché français, Aston a choisi de monter un partenariat stratégique avec la société AsteelFlash, basée à Duttlenheim, près de Strasbourg.

 
Ce sous-traitant alsacien est capable, en produisant dans son usine de 4 000 mètres carrés (130 personnes dont une centaine à la production), de fournir des appareils à un coût global inférieur à ceux fabriqués en Corée. Car si l’usine asiatique, grâce à sa main d’œuvre bon marché, produit à un coût inférieur, d’autres éléments entrent en ligne de compte.
 
Le facteur d’économie le plus important est réalisé sur les droits de douane. Ils s’élèvent à 20 % sur les produits finis, et à seulement 2 % sur les composants. Et certains de ces composants, parmi les plus coûteux, viennent d’Europe, comme le processeur fourni par STMicroelectronics.
 
D’autre part, l’usine d’AsteelFlash a mis en place une production mieux optimisée et plus automatisée, en particulier au niveau du contrôle en bout de chaîne.
 
La proximité géographique permet enfin une meilleure collaboration lors des phases de développement et une réactivité en cas de pic de la demande, comme cela vient d’être le cas en Ile-de-France à l’occasion au passage des émissions de télévision en tout numérique.
 
Cet ensemble de facteurs vient contrebalancer le surcoût de la main d’œuvre française. Une main d’œuvre qui représente environ 20 % du prix de cession des appareils. Au final, Aston estime avoir gagné près de 15 % sur le prix du produit, ce qui lui permet de rester compétitif.
 
Actuellement, AsteelFlash assure la fabrication des produits d’Aston pour la moitié des besoins du marché français. Un ratio qui pourrait évoluer en faveur de la France, d’autant que les deux partenaires travaillent déjà sur d’autres projets. AsteelFlash reste cependant attaché à garder une pluralité de clients.
 
Aston représente environ 10 % de son activité et correspond à une vingtaine d’emplois induits.
 


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