imprimer

Asteelflash met la main sur Catalyst

Par Frédéric Parisot - Publié le
Asteelflash
© D.R. - Asteelflash

Déjà implanté sur quatre continents, le français Asteelflash renforce sa présence aux Etats-Unis avec le rachat de Catalyst Manufacturing Services. Cette entreprise américaine avait développé une stratégie en tous points similaire à Asteelflash, à savoir offrir des services de proximité aux industriels de l'électronique qui lancent des projets internationaux.

Créé en 1998, Asteelflash figure aujourd'hui parmi les quinze principaux EMS (Electronic Manufacturing Services, ou prestataires de services en fabrication électronique) au niveau mondial. Positionné sur les marchés des télécommunications, du militaire/aéronautique, du ferroviaire, du médical et des équipements industriels, il accompagne ses clients dans leurs projets de développement à l'international, en les aidant notamment à optimiser leurs coûts de production.

Pour ce faire, le groupe français s'est déjà implanté dans plusieurs pays d'Europe ainsi qu'en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, de manière à garantir une qualité de production toujours uniforme. Seule ombre au tableau : aux Etats-Unis, le rayonnement du groupe restait limité la côte Ouest.

Gagner la confiance de clients grands comptes

"Nos clients de la côte Est n'étaient pas prêts à traverser tout le continent pour se rendre dans notre site californien, explique Gilles Benhamou, P.d-g et fondateur d'Asteelflash. Nous nous sommes donc rapprochés de Catalyst Manufacturing Services, un groupe bâti sur le même modèle que nous et qui est présent dans l'état de New York et en Caroline du Nord. Aujourd'hui le rachat est effectif et Catalyst fait partie intégrante de notre groupe."

Si son usine, située au cœur de la Silicon Valley, permettait à Asteelflash d'adresser les secteurs de l'informatique et des télécoms, cette présence sur la côte Est lui ouvre les portes des marchés américains de la Défense, de l'Aéronautique et du Médical. Pour Catalyst Manufacturing Services, l'intégration dans un groupe près de dix fois supérieur en taille (Asteelflash affiche près de 780 millions de dollars de chiffres d'affaires, contre 75 millions de dollars pour Catalyst) permettra à coup sûr de gagner la confiance de certains clients grands comptes qui ne confient des projets qu'à des partenaires ayant atteint une certaine masse critique.

Dernier signe que les deux sociétés étaient faites pour se rencontrer : de la même manière qu'Asteelflash dispose d'un site de production en Tunisie dans laquelle il déporte certains assemblages à faible valeur ajoutée, Catalyst possède une usine à Tijuana au Mexique qui sera mise à disposition des clients américains du groupe.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Arnaud Montebourg chez Fralib

Fralib : "Unilever reprend les négociations"

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, annonce la tenue prochaine d’une table ronde...

Facebook - Réseaux sociaux

"La mésaventure de Facebook en bourse est une mauvaise nouvelle pour les introductions"

Les déboires de Facebook n’auront pas que des conséquences sur les...

Alpone A-110-50

Renault fait revivre l'Alpine

Le constructeur au Losange a présenté sur le circuit de Monaco vendredi 25 mai le concept Alpine A-110-50, son...

Thales Angenieux

Thales à l’honneur à Cannes

La filière du groupe, Thales Angénieux, joue les premiers rôles techniques sur la croisette. Son expertise technique...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter