Assises de l'industrie 2012 : Comment réussir ses partenariats ?

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Assises de l'industrie 2012 - Table ronde 3
© S. Julienne - L'Usine Nouvelle

Dans le cadre des Assises de l’industrie,  les acteurs de l’industries et de l’innovation se sont exprimés sur le thème  "stratégie d’alliance : réussir les partenariats. Retour sur les citations clés des participants : François Drouin, PDG d’Oséo, Guy Dufraisse, président de Schneider Electric, Pierre Gohar du CNRS, Alain Quinet, directeur général de RFF, Xavier Ruaux, consultant d’Oliver Wyman et Marc Ventre, directeur général délégué du groupe Safran.

Marc Ventre, directeur général du groupe Safran
 
"Cette joint Venture, entre Snecma et General Electric, a un principe simple, à savoir la division du moteur entre les deux partenaires. Il y a une chaines d’assemblage en France et l’autre aux Etats-Unis".

"Le monde est divisé en deux pour les équipes de vente des deux partenaires : l’équipe de snecma s’occupe du marché en Europe, en Afrique, en Russie, en Inde et au Moyen Orient, tandis que l’équipe de General Electric s’occupe du marché nord et sud-américain."

"En 2008, nous nous sommes lancés dans un moteur offrant 15% d’amélioration et prévu pour 2016. Et pour rassurer, nous avons renouvelé l’accord de partenariat jusqu’en 2040".

Guy Dufraisse, président de Schneider Electric France

"Partenariat, c’est un mot très juste. On vit un début de révolution industrielle et en même temps, on est face à un paradigme de l’énergie. Plusieurs défis, comme le problème du CO2 ou le pic de l’énergie en France, nous oblige à créer des partenariats".

"Dans le cadre de la transition énergétique, l’enjeu est de réduire la demande. Les solutions existent grâce à la convergence du numérique et de électrique. La digitalisation de l’énergie va être disponible en temps réel et n’importe quel consommateur pourra accéder à ces données et piloter sa consommation à distance."

"Autre exemple de collaboration : pour les véhicules électriques, nous sommes en partenariat avec les constructeurs automobiles pour dessiner des solutions en termes de sécurité et de gestion des charges du véhicule électrique."

Alain Quinet, directeur général du RFF

"Nous sommes dans une logique de partenariat, public comme privé, pour construire ces lignes nouvelles. Pour nous, c’était important de passer d’une logique d’achat à une logique de partenariat".

"Nous amenons vers le ferroviaire des acteurs qui n’étaient pas familiers de la filière. C’est le cas des trois grands du BTP avec lesquels nous sommes partis pour un partenariat à long terme".

"Notre intime conviction est qu’il faut faire plus que maintenir ou rénover le réseau mais qu’il faut le moderniser et pour cela, nous devons faire appel aux industriels."

"Les savoirs faires sont de plus en plus diversifier, que ce soit en terme de puissance électrique ou concernant la signalisation moderne. Ainsi le système ferroviaire a besoin d’injecter beaucoup de nouvelles technologies, et ce grâce à l’innovation et aux industriels."

François Drouin, PDG d’Oséo

"Nous voulons mettre en place un programme  qui permet aux petites entreprises, partenaires de grands groupes, d’aller à l’international. Ce programme se divise en trois points, à commencer par l’accorde prêt d’honneur à innovation. Cette aide sera complétée par  une assurance premier contrat, c’est à dire qu’en cas d’échec,  une fraction des pertes est remboursé par l’assurance. La dernière idée serait aussi de développer un prêt de mise sur le marché des produits innovants. Nous travaillons encore sur ce programme".

"La BPI sera un regroupement de force pour travailler ensemble. Pour les entreprises, il faut que ce soit un progrès utile et l’articulation avec les régions va être un des points importants. Les entreprises ont besoin de réactivité. Notre culture se base sur la simplicité, la rapidité et l’efficacité."

Xavier Ruaux, partner Oliver Wyman

"Sur l’innovation, on s’aperçoit qu’on a trop la volonté de maîtriser l’innovation en interne. C’est un difficulté puisqu’aujourd’hui l’innovation coûte de plus en plus cher et est de plus en plus risquée. Le partenariat permet de répartir ce risque".

" Nos industriels sont portés à produire et vendre des produits sans développer de services ou solutions en parallèle des produits. L’engagement de résultat est une solution, l’industriel doit s’engager sur sa performance, c’est à dire vendre un usage plus qu’un produit. C’est ce que fait un équipementier qui vend des kilomètres par pneus, plutôt que le produit pneu".

Pierre Gohar, directeur de l’innovation et des relations avec les entreprises au CNRS

"Notre initiative de transférer 1 000 brevets aux PME consiste à identifier de territoires ayant un potentiel de rupture technologique".

"Nous avons transféré une partie de notre portefeuille de brevet, soit un millier et nous avaons eu en retour un grand nombre de contact de PME et de PMI. Au delà de l’intéret de récupérer un actif, les PME sont intéressées par des partenariats de recherche."

"Il y a une évolution des mentalités. De nombreuses PME traditionnelles souhaitent innover".

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1 réaction

Maeva | 24/10/2012 - 07H20

Le partenariat qu'il soit public ou privé est toujours bon pour l'économie du pays. Il en est de même pour l'innovation.

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