Arrêt d'un four chez Duralex et inquiétude des salariés
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leSocial
Le célèbre fabricant de verre de table est à nouveau menacé. Samedi, le four de l'usine de Rive-de-Gier (Loire) a été vidé, en application d'un arrêté de la préfecture de la Loire, qui ordonnait d'éteindre le four pour des raisons de sécurité. En effet, pour des raisons d'impayés, des coupures d'électricité et de gaz doivent intervenir prochainement. La préfecture a donc fait stopper le four de Duralex, rénové il y a quelques mois seulement, afin de parer à d'éventuels d'incendies ou dommages définitifs sur l'outil.
Cette dernière décision plonge les 114 salariés du site sérieusement dans l'inquiétude. Après le plan de redressement et de continuation accordé en décembre 2005, les employés ont déclenché dès le printemps, un droit d'alerte pour connaître la situation financière réelle de l'entreprise, en vain. Les syndicats dénoncent des salaires virés avec retard et des factures impayées. Aujourd'hui, certains s'interrogent sur la légitimité de la cession de Duralex à l'homme d'affaires turc Sinan Solmaz alors qu'un autre repreneur, soutenu par Saint-Gobain, s'était porté candidat. (lire le Quotidien des Usines du 02/05/2006)
Sur le site de Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), où se tient aussi le siège social de Duralex France International, les 260 salariés continuent le travail. Ils se trouvent néanmoins sous la menace de l'arrêt de leur outil industriel. Il y aurait, en effet, une facture de 600 000 euros impayés.
La semaine dernière, le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret) a nommé un mandataire chargé d'évaluer si la société est en mesure de poursuivre son activité et si Sinan Solmaz dispose des moyens financiers pour assurer la trésorerie courante et de restaurer la confiance des fournisseurs, des banques et des salariés.
Carine Sai

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