Le ministre est revenu notamment sur le rapport rendu sur le site de Florange la semaine dernière.
"Nous allons engager un dialogue au plus haut niveau pour infléchir les décisions qui aujourd'hui sont prises en défaveur de l'Europe, a déclaré le ministre du Redressement productif, répondant à une question du député Gaby Charroux (PCF, Bouches-du-Rhône) le 31 juillet. Si nous n'y parvenons pas, nous en reparlerons".
Le ministre a précisé que le groupe fermait actuellement des surcapacités dans toute l’Europe et se désengage du site de Liège en Belgique.
Concernant le site de Florange en Moselle, Arnaud Montebourg a estimé que le rapport Faure confirmé que les sites du groupe sont viables. "Ils ont un avenir, pour peu que l'aciériste décide d'y investir et faire son travail de propriétaire du site, a-t-il précisé. Les groupes dans l'acier et l'aluminium -c'était Pechiney et Arcelor- ont été en quelque sorte pris entre des mains qui ne sont plus les nôtres et qui échappent en quelque sorte à toute forme de contrôle".
"Donc nous sommes aujourd'hui dans une situation où des groupes financiers, qui d'ailleurs sont pour l'essentiel des groupes miniers, recherchent les marges et la rentabilité en se sortant en quelque sorte des activités de transformation", selon lui.
Suite à la remise du rapport, le ministre avait précisé qu’il allait très rapidement engager un dialogue stratégique avec la direction du groupe sur l’avenir du site de Florange.









