Le ministre du Redressement productif prend pour exemple la production de la Yaris en France pour une exportation vers le marché nord-américain en 2013. La preuve selon lui que le pays est réellement compétitif.
C’est au cours de sa visite de l’usine Toyota de Onnaing (Nord) ce lundi 8 octobre 2012 qu’Arnaud Montebourg a souligné l’attrait de la France et de son industrie. Le site du constructeur automobile japonais doit produire, à compter de mai 2013 des Yaris pour les conducteurs américains. "Ça veut dire que la base France est compétitive, que l'industrie française est forte et qu'elle a un grand avenir", a déclaré le ministre en tournée industrielle dans le nord du pays, toute la journée.
"Toyota a investi un milliard d'euros en dix ans sur le sol français", a fait remarquer Arnaud Montebourg. Il y voit là "un signe de confiance dans notre base industrielle française".
Didier Leroy, président de Toyota Europe, était présent pour guider le ministre dans les ateliers de presse, de carrosserie et de montage de l'usine. Il a précisé à cette occasion que "quand on est sur un système comme le système français, tout ce qui allègera le coût du travail, de toute façon améliorera la compétitivité". En revanche, il a souligné qu’il ne voulait pas se "cacher derrière le coût du travail pour justifier des délocalisations comme d'autres le font".
Des propos qui viennent compléter ceux de Pascal Ruch entendus samedi 6 octobre sur l’antenne de France Info. Interrogé à l’occasion du Mondial de l’Automobile 2012, le PDG de Toyota France souligne en particulier (à 1’40 sec.) l’atout innovation de la Yaris et la modernité du site d’assemblage avec des coûts de production optimisés, "par rapport à d'autres usines européennes"... :











