Areva victime d’une attaque en Centrafrique

Par  - Publié le
Mines Areva
© D.R.

Une partie du site du groupe français de nucléaire civil Areva situé près du gisement d’urnium de Bakouma a été l’objet d’attaques et de pillages des rebelles dimanche 24 juin.

D’après plusieurs sources militaires centrafricaine et diplomatique françaises contactées par l’AFP le 25 juin, "un violent accrochage a mis aux prises dimanche dans l'après-midi à Bakouma" l'armée centrafricaine et "un groupe d'hommes armés non identifiés dans leur tentative de lancer l'assaut contre le site de la société minière Areva".

Selon le communiqué de presse militaire lu à la radio nationale, "l'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres. Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant l'on ne déplore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma".

Une source diplomatique française a assuré à l'AFP que cinq ressortissants français du groupe Areva qui étaient sur le site étaient en contact avec les autorités françaises qui cherchaient "la solution la plus adaptée" pour eux.

Pour l’heure, la direction d’Areva n’a pas commenté l’information. Mais cette annonce fait suite à des évènements en novembre 2011. En effet, Areva avait repoussé d’un à deux ans les travaux pour exploiter Bakouma, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Le groupe Areva interrogé n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Le gisement en question est situé dans une zone peu sécurisée et est considéré comme important par Areva.
 

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous