L'Usine de l'Energie

L’Energie, c’est aussi l’affaire de l’industrie. Pour comprendre les enjeux de la transition énergétique, suivre le développement des énergies renouvelables, décrypter les politiques environnementales et mesurer l’impact de ces changements sur la compétitivité des usines, L'Usine Nouvelle donne la parole aux industriels. Solaire, éolien, gaz de schiste, nucléaire, hydrogène, pétrole, charbon, biomasse, énergies offshores, isolation des bâtiments… toutes les énergies et les sujets seront traités par nos journalistes et notre réseau d’experts.
 

L'Usine de l'Energie

Dossier

Le nouveau modèle énergétique français

Areva se prépare à envoyer du MOX au japon

Par  - Publié le
Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
MOX - Areva
© Areva

L’envoi de combustible nucléaire MOX vers le Japon laisse imaginer que l’Archipel se prépare sous peu à relancer des réacteurs, comme annoncé par le Premier ministre Shinzo Abe.

Comme annoncé il y a quelques semaines par Greenpeace, Areva confirme l’envoi prochain de combustible nucléaire MOX vers le Japon. Ce sera le premier envoi de ce type vers l’Archipel depuis l’accident de Fukushima en mars 2011. Le dernier datait de 2010. Au total, c’est le cinquième transport de MOX vers le Japon par Areva. Le français précise dans un communiqué du 20 mars que le transport est assuré par "les navires dédiés de la compagnie britannique PNTL".

A coup sûr, cette opération va réveiller la polémique sur le nucléaire. Le MOX, mélange de plutonium et d’uranium, est issu du retraitement des combustibles usés. Seuls la France et le Japon ont fait le choix de cette technologie, dénoncée par les anti-nucléaires pour sa dangerosité. Lors de la campagne présidentielle, l’accord PS-EELV proposait même d’interdire cette filière en France. Mais cette mention avait été retirée unilatéralement par le PS après des manifestations d’inquiétude d’élus et de représentants de la filière nucléaire française.

Signe de la reprise des réacteurs nucléaires

Au-delà de la polémique, ce transport laisse entendre que le Japon s’apprête à rouvrir des réacteurs. Sur les 54 unités du pays, 4 sont détruits, 2 sont en fonctionnement et 48 sont à l’arrêt. Alors que le précédent gouvernement envisageait de sortir le pays du nucléaire, le nouveau Premier ministre conservateur, Shinzo Abe, élu fin décembre dernier, souhaite relancer les centrales "les plus sûres". Le but est de rééquilibrer la balance commerciale en déficit à cause d’importations massives de gaz.

L’envoi de MOX est destiné à Kansai Electric Power pour le réacteur de Takahama 3, aujourd’hui à l’arrêt. Il paraît donc probable que son redémarrage est imminent. Selon Luc Oursel, président du directoire d’Areva, 6 réacteurs japonais pourraient redémarrer d’ici à la fin 2013. Le fournisseur canadien d’uranium Cameco s’attend pour sa part à voir redémarrer 6 à 8 réacteurs cette année.

Ludovic Dupin

Imprimer

1 réaction

langelot | 24/03/2013 - 14H59

"Seuls la France et le Japon ont fait le choix de cette technologie, dénoncée par les anti-nucléaires pour sa dangerosité." C'est totalement faux. L'Allemagne fait tourner certains réacteurs avec du MOX et a, depuis sa décision d'arrêt de ses réacteurs, accéléré ses commandes de MOX afin de consommer son plutonium. L'Angleterre a quelques réacteurs qui tournent au MOX. Quant aux Etats-Unis, ils construisent une usine de MOX en Caroline du Sud pour consommer leur plutonium militaire en excès. Revoyez s'il vous plaît vos sources avant d'affirmer n'importe quoi.

Signaler un abus |  CITER

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Les entreprises qui font l'actu

Diaporama Energie

[DIAPORAMA] Tchernobyl, 30 ans après l'accident nucléaire

Le 26 avril prochain, les autorités ukrainiennes organiseront une grande cérémonie pour le trentième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. L’occasion de se remémorer le dramatique événement mais aussi d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les besoins de financements pour reprendre le contrôle de ce monstre radioactif. Car peu a été fait depuis 30 ans. Kiev, pris entre la chute de l’URSS, l’indépendance du pays, ou aujourd’hui les tensions géopolitiques, a laissé la centrale et la zone d’exclusion de 30 kilomètres en jachère. Seuls trois îlots de modernité émergent : une arche géante en construction pour recouvrir le réacteur, un site de conditionnement des liquides radioactifs et une installation de stockage des combustibles usés. Trois chantiers pour plus de 2 milliards d’euros financés par une quarantaine de pays et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Voir la galerie

[DIAPORAMA] Tchernobyl, 30 ans après l'accident nucléaire

[DIAPORAMA] La construction du plus grand parc éolien en mer du Nord

Situé en mer du Nord à 85 km au large de Groningue (Pays-Bas), et donc invisible des côtes, le parc Gemini fournira en 2017 une capacité de production de 600 mégawatts. Cet emplacement offre les vitesses de vent les plus élevées et les plus constantes sur cette partie néerlandaise de la mer du Nord. Le site devrait être pleinement opérationnel d'ici 2017.  Mi-février, la première des 150 éoliennes du futur parc Gemini a été installée. 

Voir la galerie

[DIAPORAMA] La construction du plus grand parc éolien en mer du Nord

La première hydrolienne du parc hydrolien EDF de Paimpol-Bréhat prête à être mise à l'eau

Ces turbines formeront la première ferme, en France et dans le monde, d'hydroliennes raccordées au réseau national de distribution d'électrictié. Après une série de tests concluants menés en rade de Brest fin novembre, la première des deux hydroliennes DCNS/OpenHydro doit prendre la mer prochainement pour rejoindre son site d'exploitation. Elles équiperont le site expérimental d'EDF au large de Ploubazlanec (Côtes d'Armor).  

Voir la galerie

La première hydrolienne du parc hydrolien EDF de Paimpol-Bréhat prête à être mise à l'eau

Au coeur du caveau des radiations

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs prépare, dans le laboratoire souterrain de Bure (Meuse), le stockage de déchets nucléaires à longue durée de vie. Un centre industriel pourrait ouvrir d'ici à 2025.

Voir la galerie

Au coeur du caveau des radiations
Voir tous les diaporamas "Energie" >>
Recevez nos newsletters

Identifiez-vous