Areva mise toujours sur 10 nouvelles commandes d’EPR

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Areva - EPR - Taishan1
© D. R.

C’est ce qu’a déclaré Luc Oursel, le président du groupe nucléaire public, vendredi 27 juillet lors de la présentation des résultats semestriels du groupe.

"Dix EPR d’ici à 2016". Voilà ce que vise Areva pour son réacteur  nucléaire de troisième génération."Nous croyons en l'avenir du nucléaire et des renouvelables", a lancé Luc Oursel lors de la conférence de presse. Il a ensuite énuméré les  espoirs de commandes du groupe en matière de réacteurs.

Selon lui, la commande la plus proche d’aboutir est celle d’EDF pour la centrale d’Hinkley Point, au Royaume-Uni. Il a d’ailleurs confirmé passage que son groupe, en alliance avec des électriciens internationaux dont le chinois CGNPC, était candidat au rachat d'Horizon Nuclear Power, la coentreprise de projets nucléaires en Grande-Bretagne des énergéticiens allemands EON et RWE, dont ces derniers ont décidé de se séparer suite à l'abandon de l'atome en Allemagne.

D’autre part, le groupe participe à divers appels d’offres avec les électriciens finlandais FVO et tchèque CEZ. Areva participe aussi à des "négociations actives" en Inde pour deux réacteurs à Jaitapur. Il se prépare au démarrage prochain d'appels d'offres en Pologne et en Afrique du Sud, ainsi qu'au redémarrage du programme d'autorisation de nouvelles centrales en Chine, et au lancement d'un programme nucléaire en Arabie saoudite, a détaillé Luc Oursel.

Jusqu’ici, Areva a vendu quatre réacteurs de type EPR. Le premier a été vendu à la Finlande, et la date de sa mise en service ne cesse d’être repoussée. Sans compter sur les discordes entre le français et son client finlandais, TVO.

Un autre EPR est en construction en France, à Flamanville. Là aussi, les travaux prennent plus de temps que prévu, ce qui n’est pas pour redorer l’image du réacteur d’Areva. En revanche, le calendrier semble tenu à Taishan, en Chine.  Le premier réacteur pourrait être mis en service dès la fin 2013.

Par ailleurs, Areva a également développé conjointement avec le japonais Mitsubishi Heavy Industry un réacteur de 3e génération de moyenne puissance, l'Atmea1, qui vient d'être préqualifié pour participer au prochain appel d'offres pour la construction d'une nouvelle centrale en Argentine, et est également en lice pour le futur programme nucléaire jordanien.

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1 réaction

deck614 | 30/07/2012 - 09H42

Les Japonais, les Chinois, les américains et les Allemands mettent le paquet sur les renouvelables (brevets, essais concluants, nouveaux produits performants…) et font tout pour se séparer du nucléaire ou limiter sa part dans leur production d’énergie. Et ils ne sont ni nuls en nucléaire, ni plus bêtes que nous. Mais nos yeux à nous semblent encore pétiller devant les promesses magiques de l’atome, comme dans les années ’50. Résultat : Areva a besoin de vendre l’EPR parce qu’ils n’ont travaillé que ce sujet depuis des années ; et il faut se rendre compte qu’il ne fonctionne toujours pas - voir les déboires en Finlande.
Il est temps d’arrêter de rêver aux miracles de l’atome (sauf la fusion, le « doux » rêve)…
Il faut aussi savoir que le prix à payer pour trouver de l’Uranium dans le monde est désormais politique. Et quand il sera militaire (c'est-à-dire que nous devrons nous battre et mourir pour en avoir)? Nous serons alors mondialement montrés du doigt, comme étant ceux qui soutiennent des dictateurs, massacrent des civils là ou l’Uranium se trouve, et font courir des risques mortels, même à notre propre population et à celle des pays alentour, et pour des centaines de milliers d’années pour ce qui est des déchets.
J’aime beaucoup mon pays et c’est pour cela que je pense que nous ne devrions pas nous voiler les yeux. A mon avis, Areva doit mettre le paquet sur les renouvelables, car c’est le seul avenir possible, quitte à accuser un certain retard au départ.
Il y a un très fort potentiel scientifique, technique et managérial à Areva : il doit être progressivement - mais avec une volonté ferme - recentré vers d’autres domaines énergétiques stratégiques, où je suis sûr que ces équipes peuvent faire des choses magnifiques.

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