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L'Usine de l'Energie

Areva fixe les conditions de sa future augmentation de capital après l’autorisation de Bruxelles

Ludovic Dupin ,

Publié le

Le conseil d’administration d'Areva a fixé le prix des actions à 4,5 euros dans le cadre de l’augmentation de capital à venir. Reste à savoir quand celle-ci surviendra. Au mieux ce sera au terme du premier semestre. Le groupe assure pouvoir tenir jusque là grâce à un prêt de l’Etat.

Areva fixe les conditions de sa future augmentation de capital après l’autorisation de Bruxelles
Philippe Knoche, le directeur général d'Areva.
© D.R.

Mardi 10 décembre, la Commission européenne autorisait, dans le cadre de la restructuration d’Areva, l’augmentation de capital par la Fance de 4,5 milliards d’euros. 24 heures plus tard, le Conseil d’administration de l’entreprise s’est réuni le mercredi 11 décembre pour fixer les modalités des opérations financières à venir. "Hier, la Commission européenne a pris une décision positive qui est une étape majeure dans le plan de restructuration. Cela va nous permettre de partir sur des bases solides", a expliqué en préambule Philippe Knoche, le directeur général d’Areva à l’occasion d’une conférence téléphonique.

"Le Conseil d’administration a fixé à 4,50 euros par action le prix d’émission des actions nouvelles dans le cadre de l’augmentation de capital", peut-on lire dans un communiqué.  Ce prix doit encore être confirmé lors d’une Assemblée générale mixte d’Areva SA le 3 février prochain. Reste à savoir quand cette augmentation de capital aura effectivement lieu... La commission a soumis son autorisation à deux conditions : la validation de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) qui présente des anomalies de teneurs en carbone et à l’autorisation par la Commission européenne de l’opération de concentration entre EDF et Areva NP (branche spécialisée dans la construction et la maintenance de réacteurs).

Areva peut tenir financièrement

"Ces conditions sont soumises à des autorités (Ndr : l’autorité de sureté nucléaire (ASN) et la commission européenne) qui ont leur  propre calendrier", explique Philippe Knoche. Une décision sur le rachat d’Areva NP par EDF pourrait intervenir en avril et celle de l’ASN sur l’EPR à la fin du premier semestre 2017. Mais rien ne garantit ces échéances. "Si cela devait durer plus longtemps, nous pourrions tenir grâce au prêt de l’Etat français de 3,3 milliards d’euros autorisé par Bruxelles", explique encore le dirigeant. Par ailleurs, il souligne que le groupe affichait au 31 décembre 2016 une trésorerie brute supérieure à 700 millions d’euros, à laquelle s’ajoute un acompte pour l’EPR d’Hinkley Point en Angleterre de 300 millions d’euros.

Dans un communiqué, le ministère de l’Economie confirme toutes ces conditions et assure qu’elles "permettront à Areva de faire face, en complément du produit des opérations de cession d’actifs en cours, à ses besoins de trésorerie et notamment de procéder au remboursement de ses échéances bancaires et d’assurer le bon achèvement du projet OL3 (EPR d’Olkiluoto en Finlande) ; NewCo disposera des ressources financières permettant d’assurer son développement au service de ses clients, et d’honorer ses échéances de remboursement contractuelles. Ces engagements financiers de l’Etat témoignent de sa confiance en la capacité du groupe Areva à mettre en service la centrale OL3 de technologie EPR et en les perspectives de croissance des activités de NewCo centrées sur le cycle du combustible nucléaire".

De nouveaux investisseurs à trouver

Une autre condition va donner encore du travail aux dirigeants d’Areva, d’EDF et à l’Etat actionnaire. Bruxelles a aussi soumis son autorisation au fait que ni Areva SA, ni NewCo ne conserveront de liens capitalistiques avec Areva NP au terme de la restructuration d’Areva prévue à fin 2019. EDF a prévu de prendre le contrôle d'Areva NP en acquérant 75 % de son capital. Areva NewCo aurait conservé 15 % et le reste serait revenu à des actionnaires minoritaires. "15 % supplémentaires du capital de l’entreprise va donc devoir être vendu. Il faudra engager de nouvelles discussions avec EDF et d’autres investisseurs", annonce Philippe Knoche.

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