[ACTUALISE] - Selon les informations du Financial Times, le groupe nucléaire français a laissé passer la date limite pour déposer un dossier de reprise du projet de construction de deux nouvelles centrales nucléaires en Grande-Bretagne.
Un porte-parole d'Areva a confirmé l'information évoquée dans la presse. "Areva et CGNPC ont suspendu leur intérêt pour la vente d'Horizon Nuclear Power et n'ont pas remis d'offre. Mais nous restons très engagés dans le marché britannique", où Areva doit notamment fournir les réacteurs EPR du projet de construction de centrale d'EDF à Hinkley Point.
D’après le journal, seuls deux groupes japonais, Hitachi et Westinghouse/Toshiba avaient soumis une offre pour ce projet de près de vingt milliards d'euros avant la date limite de vendredi. Pour le journaliste, cette information est "un coup pour la renaissance du nucléaire britannique".
Selon des sources proches du dossier, aucun des candidats encore en lice n'a le soutien d'un groupe chinois, ce qui met en doute sa capacité financière à mener à bien un programme aussi coûteux.
Le groupe français Areva avait fait part en juillet de son intérêt pour le projet, en mentionnant la possibilité d’un partenariat avec CGNPC. "L'idée c'est qu'il y ait une équipe qui reprenne tout cela", avait alors souligné son patron Luc Oursel, en mentionnant qu'elle inclurait Areva et "un certain nombre d'électriciens, dont des électriciens chinois".
Il avait alors déclaré : "nous participerons aux recherches du gouvernement (pour trouver des groupes intéressés par Horizon) et nous le ferons probablement avec les Chinois, et avec d'autres acteurs", pour éviter que les projets de construction de plusieurs réacteurs nucléaires au Royaume-Uni ne "partent à vau-l'eau".
Horizon possède les terrains pour construire deux nouveaux réacteurs nucléaires dans le sud de l'Angleterre. C'était un projet des électriciens allemand EON et RWE que ses promoteurs ont abandonné après que le gouvernement allemand eut décrété une sortie du pays du nucléaire.
Le groupe travaillait depuis trois ans sur deux projets de centrales au Royaume-Uni, l'une au Pays de Galles et l'autre près de Bristol (sud-ouest de l'Angleterre), représentant un investissement global estimé à 15 milliards de livres (près de 18 milliards d'euros).









