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L'Usine de l'Energie

Areva est autorisé à lancer sa phase de tests sur la cuve de l’EPR de Flamanville

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Malgré les défauts observés sur la cuve de l’EPR de Flamanville, Areva veut prouver sa résistance et son aptitude au service. L’ASN vient de l'autoriser à mener un programme d’essais physico-chimiques sur la pièce incriminée.


La cuve de l'EPR de Flamanville - DR

Areva est loin d’être sorti de l’ornière mais, au moins, un nouveau retard a été évité. Dans un courrier adressé à Philippe Varin, le président d’Areva, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) autorise le lancement du programme d'essais destiné à démontrer la résistance de la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche). "Cette démarche s’appuiera notamment sur les résultats à venir d’un nouveau programme d’essais mécaniques et chimiques", explique l’ASN.

Une anomalie a été révélée sur cette pièce clé du réacteur en avril 2015. Le fond et le couvercle de la cuve en acier présentent des concentrations de carbone qui vont au-delà des normes admises par l’ASN. Cela pourrait conduire à une fragilité face aux conditions extrêmes de température et de pression qui règnent aux abords de la réaction de fission.

Aucune garantie sur la réussite

"L’ASN considère que le programme d’essais proposé sur deux calottes sacrificielles devrait permettre d’apprécier l’étendue et la profondeur de la zone ségrégée ainsi que son influence sur les propriétés mécaniques", explique l’autorité dans le courrier adressé à Areva.

L’ASN ne s’oppose pas non plus à ce que, en parallèle des tests, Areva "poursuive les opérations de fabrication sur le couvercle (épreuve hydraulique, soudage des fermetures d’adaptateurs d’instrumentation, expédition sur site, habillage, calorifugeage…) sans attendre les résultats des essais".  Mais elle précise : "Je vous rappelle toutefois qu’on ne peut pas exclure que l’instruction conduise à ne pas accepter le couvercle et le fond de cuve".

Cette nouvelle phase de tests va prendre plusieurs mois. Ils seront menés par Areva sous la surveillance de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et de l’ASN. Hors nouveaux retards sur le chantier, EDF envisage la mise en service de l’EPR pour fin 2018.

Ludovic Dupin

 

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