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Areva envisagerait jusqu'à 4.000 suppressions de postes

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PARIS (Reuters) - Le plan stratégique que dévoilera Areva en décembre pourrait se traduire par la suppression de 3.000 à 4.000 postes selon "le scénario le plus dur évoqué au sein du management", écrit vendredi Le Figaro.

Le cabinet de conseil missionné par Areva, le Boston Consulting Group, préconiserait une réduction des coûts de 30% pour affronter la période actuelle, ajoute le quotidien, qui ne cite pas ses sources.

Selon Le Figaro, Areva explique que les modalités du plan ne sont pas encore arrêtées et que les "chiffres qui circulent ne sont pas gravés dans le marbre", la version finale devant être présentée les 12 et 13 décembre, selon le journal.

Le groupe n'a pas souhaité commenter ces informations.

Une source proche de la société a cependant déclaré que les chiffres cités par Le Figaro étaient "de la spéculation pure" à ce stade. "Ces chiffres n'ont pas de fondement sachant que le plan d'action stratégique du groupe est en cours de réalisation", a ajouté cette source.

Areva compte près de 48.000 salariés, dont 30.000 en France et 5.700 en Allemagne.

Une source syndicale a par ailleurs déclaré à Reuters qu'un comité de groupe européen se tiendrait les 26 et 27 septembre en présence de Luc Oursel, le nouveau président du directoire.

Nommé en juin pour remplacer Anne Lauvergeon à la tête d'Areva, Luc Oursel a d'ores et déjà prévenu que le groupe pourrait décaler certains investissements pour s'adapter au contexte de l'après-Fukushima et qu'un redressement de ses finances était "impératif".

Il a également récemment déclaré à la presse allemande qu'Areva envisageait d'arrêter certaines activités en Allemagne après la décision du pays de sortir du nucléaire d'ici à 2022.

Areva risque en outre de devoir inscrire de nouvelles provisions dans ses comptes pour faire face aux coûts de l'EPR finlandais et à la baisse des prix de l'uranium et des volumes escomptés de minerais du groupe.

Vers 9h45, l'action Areva perd 0,27% à 21,95 euros. Le capital du groupe est détenu à près de 90% par l'Etat français.

Alexandre Boksenbaum-Granier et Benjamin Mallet, édité par Gwénaëlle Barzic

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