Dans un entretien au quotidien Les Echos le 30 mai, Luc Oursel confirme que la France ne sera touchée par aucun plan social ni plan de départs volontaires.
"Areva est sur la voie du redressement, clairement en ligne avec ses objectifs même si on est seulement au début d'un long chemin qui se terminera en 2015, a commenté le patron du groupe public. Bref, nous avons touché le fond et commençons à rebondir".
Le patron a profité de cet entretien pour préciser avoir déjà identifié les deux tiers du milliard d’euros d’économies prévues d’ici à 2015 dans le groupe. Il affirme que cela passera notamment par "la rationalisation industrielle, comme la fermeture de l'usine de Dessel en Belgique, ou la suppression de 1 200 à 1 500 postes en Allemagne". Mais il assure que le groupe respectera ses engagements et qu’il n’y aura ni plan social ni plan de départs volontaires en France. Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 2,4% au premier trimestre.
Le président du directoire est aussi revenu sur les décisions du gouvernement concernant les salaires des grands patrons des entreprises publiques. "Je suis conscient qu'il y a eu des excès, à vrai dire beaucoup moins dans les entreprises industrielles et je ne crois pas qu'une entreprise publique soit dans ce cas", a estimé Luc Oursel.
Concernant Areva, il rappelle qu’en 2011 le directoire "a renoncé à son bonus de 2011, n'a pas d'indemnité de départ en cas de non-renouvellement et s'est évidemment appliqué le gel des salaires en 2012".
L'Etat est le premier actionnaire d'Areva, détenant directement ou via la Caisse des dépôts (CDC), ou le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) plus de 86% du capital.
Le gouvernement veut réduire l'écart des salaires dans les entreprises publiques à une fourchette de 1 à 20, et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi que la baisse des rémunérations des patrons s'appliquerait aussi aux contrats en cours.









