Arena ferme son unique site
Par Sylvie Andreau - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3032Les jours de l'usine de Libourne du fabricant de maillots de bain sont comptés.
A rena se passera d'usine. L'unique site de production du groupe textile, à Libourne (Gironde), fermera bientôt ses portes. « Ce n'est pas une décision financière mais opérationnelle », assure Nicolas Préault, le directeur général de la filiale française du groupe basé en Italie et détenu par le fonds transalpin BS Investimenti.
La décision a été annoncée aux partenaires sociaux le 16 novembre. Les 169 postes de production de cette usine « modèle », qui avait réalisé de gros efforts d'optimisation et de réduction des coûts ces dernières années, sont touchés. Pour Nicolas Préault, « le manque de compétitivité évident des produits fabriqués en France » est en cause. « Le coût de revient unitaire de certains de nos produits est 40 % supérieurs à celui que nous obtiendrons en délocalisant », explique-t-il.
Deux millions de maillots chaque année
Arena fabriquait à Libourne deux millions de maillots de bain par an. La filiale française du groupe qui en compte six, toutes en Europe, a réalisé un chiffre d'affaire de 24,5 millions d'euros, soit près d'un tiers de la facturation totale d'Arena. Elle était bénéficiaire l'an dernier.
Arena souhaite concentrer ses investissements sur la création, le marketing, et la commercialisation de ses produits. Il poursuivra un transfert déjà entamé notamment vers la Tunisie, la Grèce et l'Asie. « Aucune marque de surfwear présente en France ne fait fabriquer localement », rappelle Nicolas Préault en évoquant aussi l'annonce récente de délocalisation de deux autres sociétés textiles françaises, Aubade et Weil.











