ArcelorMittal fermera une partie de Gandrange02/04/2008
Le plan de fermeture de certaines activités du site sidérurgique de Gandrange, annoncé le 16 janvier, a été confirmé par la direction du groupe.
La direction d'ArcelorMittal vient de confirmer la fermeture de certaines activités du site sidérurgique de Gandrange (Moselle), lors du comité central d'entreprise européen qui s'est déroulé ce jour à Luxembourg. La direction a ainsi confirmé la suppression de l'aciérie électrique et du train à billettes, conservant le laminoir à couronnes et barres (LCB) et le centre de recherches.Selon les syndicats, la direction a annoncé la réduction des postes à 575 au lieu de 595 initiaux sur les 1 108 que compte le site. De plus, des investissements de 6 millions d'euros vont être faits dans la filière laminoir à couronnes et barres (LCB). Elle initiera également un programme de formation dans la filière « aciers longs carbone », à laquelle appartient Gandrange. La direction d'ArcelorMittal a par ailleurs confirmé son programme de reclassement des salariés : 218 à Florange, distante d'une quinzaine de kilomètres, et entre 180 à 200 à Schifflange (Luxembourg) éloignée d'une quarantaine de kilomètres. Des mesures de retraites compléteront la différence de l'effectif. Les sidérurgistes manifesteront jeudi après-midi devant la préfecture de Moselle à Metz. Ils défendront leurs emplois, mais également ceux des 400 sous-traitants du site. Reste Florange, le plus important site d'ArcelorMittal en Lorraine, dont la pérennité semble acquise seulement jusqu'en 2012. Les décisions de la direction d'ArcelorMittal seront à nouveau présentées ce vendredi 4 avril lors du comité d'entreprise du site de Gandrange. Demeure maintenant l'inconnue « Nicolas Sarkozy ». Lors de sa visite sur le site le 4 février dernier, le chef de l'Etat avait annoncé : « S'il y a un plan alternatif, si ce plan montre une solution crédible, avec M. (Lakshmi) Mittal ou un autre, l'Etat préfère payer pour le site que pour le chômage. Nous sommes prêts à faire des investissements sur les machines, on mettra de l'argent dans l'outil de production, mais aussi pour la formation ». Catherine Moal, avec dépêches
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