Arc International prolonge son PSE jusqu’à fin 2012
Par Amandine Ascensio - Publié le
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Dans l'antre du verrier français Arc, à Nankin Il y a un avenir après Arc InternationalLe spécialiste des arts de la table, Arc International a décidé fin décembre de repousser le plan social mis en œuvre depuis quelques mois jusqu’à la fin de l’année 2012. Pour se faire, un accord de méthode a été signé avec les syndicats, excepté la CGT et FO.
Le plan social chez Arc International, le spécialiste des Arts de la table, qui devait s'achever en avril est prolongé jusqu'au 31 décembre « maximum », selon Philippe Maes, délégué CGT, sur le site d’Arques, (Pas-de-Calais).
« Si les 230 salariés, en production, qui sont concernés trouvent une solution avant la fin de l’année, alors le plan s’arrêtera avant », explique le syndicaliste qui revendique son désaccord avec cet accord de méthode, signé en décembre. Selon lui, ce plan, qui propose départ volontaire « avec une indemnité allant de 24 000 à 50000 euros », ou reclassements dans le cadre du plan de revitalisation du bassin d’emplois de la région d’Arques, comporte plusieurs problèmes : « les métiers du reclassement ne correspondent pas aux qualifications des salariés, et d’autre part, ne permettent pas à la jeunesse de pointer ailleurs qu’à Pôle Emploi ».
De son côté, Dominique Bouquet, directeur des ressources humaines Europe pour Arc International affirme que « ce qu’il faut bien comprendre c’est que, sans le reclassement interne et externe, la seule alternative, c’est le licenciement. Nous préférons appliquer une technique différente, même si cela est plus long ».
Selon Dominique Bouquet, le but n’est pas de recruter en externe sur des postes libéré volontairement, mais bien de placer sur des postes laissés vacants, des salariés en sureffectif. « Jusqu’à présent : sur la base du volontariat, nous avons réussi à former et reclasser près de 1 500 salariés », indique-t-il, rajoutant que « notre restructuration est longue et exigeante, mais notre site est la preuve que l’on peut défendre ses produits en Europe, et rester compétitif. Nous en faisons la preuve socialement ».
Il y a quelques temps, deux entreprises ont annoncé, leur installation sur la zone de Blaringhem, et plus particulièrement, selon le délégué CGT, dans des locaux d’Arc International : Entyrecycle (recyclage de pneus) et LE Manufacturing (fabrication de produits de consommation courante en plastique). « Ces deux entreprises devraient recruter, mais, il faut savoir que LE Manufacture devait déjà s’installer il y a deux ans » déplore Philippe Maes.
Début janvier, un débrayage des salariés de la moulerie d’Arc International, située à Blaringhem (Nord) a eu lieu. « On propose aux 16 salariés concernés par cette problématique du sureffectif des postes de cariste ou de conditionnement », ce qui ne correspond pas à leurs métiers » regrette le syndicaliste, qui souligne également « une augmentation des cadences, qui conduit au recrutement d’intérimaires, emplois précaires ». A ce sujet, la direction se défend. « Il s’agit d’une mutation provisoire d’ici la fin du plan. En fonction des postes vacants suite aux départs volontaires, ces salariés seront prioritaires pour les propositions de reclassements correspondants plus à leurs qualifications. Et puis, quand un salarié reprend un emploi, nous compensons la différence de salaire durant 24 mois, avec un plafond de 400 euros ».
Parmi les autres syndicats à l’œuvre chez Arc International, Force Ouvrière a refusé de signer l’accord de méthode portant sur le plan social. L’UNSA (syndicat autonome), la CFDT et CFE-CGC ont, eux, signé.
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