Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Arc International : "Il nous faut être plus réactifs" déclare Didier Riebel

, , ,

Publié le

Entretien Le plan de reprise du groupe Arc International par la société américaine d’investissement Peaked Hill Partners (PHP) fondée par Tim Gollin est en voie d’être effectif. Après avoir été validé par les syndicats et les représentants de l’Etat, il a été déposé lundi 9 février au tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Ce dernier devrait l’homologuer d’ici une dizaine de jours. Le groupe compte aujourd’hui 10 000 emplois dans le monde, dont 5 500 en France, sur le site d’Arques (Pas-de-Calais). Il a réalisé un chiffre d’affaires de 850 millions d’euros en 2014 contre un peu plus d’un milliard en 2011. Didier Riebel, représentant de PHP, répond à usinenouvelle.com.

Arc International : Il nous faut être plus réactifs déclare Didier Riebel © Arc International

Deux pièces essentielles de votre plan de reprise, la réduction de la dette et le refus d’un plan amiante, ont été validées respectivement par les banques et les syndicats. Quels en sont les enjeux ?

Nous avons conclu, avec nos partenaires bancaires un accord sur la réduction de la dette non pas du groupe, mais de la holding française. Cette dernière passe de 300 millions d’euros à 60 millions d’euros. Par contre, l’endettement des autres établissements à l’international, beaucoup moins délicat, n’a pas été revu et s’élève toujours à 150 millions d’euros. Concernant un éventuel plan amiante, nous ne l’avons jamais envisagé. Sur le plan des effectifs, Il est ingérable et, financièrement, ses conséquences sont très lourdes. Après négociations, nous avons obtenu des syndicats qu’ils n’exigent plus le classement de l’usine d’Arques (Pas-de-Calais) en site amiante, et attendent une décision de l’État, en s’engageant à ne pas faire appel.

Pour la première fois de son histoire, le groupe va connaître des licenciements secs…

Les syndicats, à l’unanimité, ont été responsables et conscients des enjeux de ce plan, pour garantir la sauvegarde de l’entreprise. Le plan social reste modeste, mais, c’est vrai, pour la première fois dans la longue histoire du groupe, il va se traduire par des licenciements secs. Concrètement, nous allons réaliser 550 réductions de postes, et dans le même temps créer 230 autres postes, notamment en production. En tenant compte des départs de solidarité seniors et des départs naturels, nous aboutissons à 200 licenciements contraints.

Quel site va être touché ?

La restructuration ne concerne que le site historique d’Arques, en France. Aux Emirats Arabes Unis, sur notre usine de Ras Al Khaimah, une autre petite opération, de nature très différente, est également en cours, du fait de la forte baisse d’activité liée aux modifications du marché iranien. Les sites de production aux Etats-Unis, en Chine et en Russie fonctionnent quant à eux très bien.

Vous confirmez l’investissement de 60 millions d’euros ?

Il va financer pour moitié le plan social et, pour l’autre moitié, des investissements de modernisation qui vont s’étaler sur deux ans sur le site d’Arques. Ces deniers vont s’ajouter aux 50 millions d’euros que le groupe consacre chaque année, sur ses fonds propres, à la maintenance et au renouvellement du parc machines.

Vous évoquez la nécessité d’une transformation majeure de la production. De quoi s’agit-il ?

La production doit être tirée par les ventes et les attentes de nos clients. Il nous faut être beaucoup plus réactifs, plus flexibles, pour répondre à une demande qui évolue très rapidement en termes de délais et de quantité. Il nous faut renouveler plus régulièrement nos collections, exactement comme le font les industriels de la mode ou de la décoration. Cela passe par un renforcement de nos équipes marketing et innovations. Nous nous donnons cinq ans pour y parvenir, mais avec des premiers résultats dans les deux ans.

Le groupe Arc International a-t-il les moyens de faire face à la concurrence internationale ?

Dans le domaine des arts de la table, Arc International est le plus gros producteur mondial, avec 12 % de parts de marché. Nous proposons la plus grande gamme de produits avec un portefeuille de marques remarquables. Nous sommes le seul à disposer d’unités de production sur tous les continents. Dans ce contexte, le site d’Arques est notre meilleure usine au monde sur le plan, non pas financier - et c’est cela qu’il faut corriger - mais sur le plan de sa technologie, de son savoir-faire et de la qualité de ses produits.

Quelle place accordez-vous à la famille Durand-Ibled, propriétaire historiques du groupe Arc International ?

Elle est associée à notre plan de reprise. PHP avec son partenaire financier Dick Cashing apportent 58 millions d’euros et la famille Durand-Ibled 2 millions d’euros. Elle garde 20 % du capital et, comme nous le souhaitions, trois de ses représentants seront présents au comité de direction. Patrick Puy va quitter le groupe pour être remplacé par Tim Gollin au poste de président exécutif, Cédric Aymard et moi-même, nous allons occuper des postes opérationnels, respectivement à la finance et la production, pour manager la transformation du groupe.

Propos recueillis par Francis Dudzinski

Réagir à cet article

Retrouvez l’actualité des sociétés citées dans cet article

Investissements, dirigeants, production, ...

avec Industrie Explorer

  • ARC INTERNATIONAL - EP à ARQUES (62510)
  • ARC INTERNATIONAL - SIEGE à ARQUES (62510)

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus