La start-up grenobloise change d'échelle. Elle va construire un bâtiment pour sa R & D et sa production.
Joint-venture entre le CEA-Leti et bioMérieux, la PME grenobloise Apibio, spécialisée dans les biopuces, passe un nouveau cap. Un bâtiment de 2 500 mètres carrés doit être livré début 2005 pour abriter ses équipes de R & D et sa production. Total de l'investissement : 10 millions d'euros. Mais rien n'est encore figé. « Ce montant représente le budget maximum qui pourra être investi. Des études marketing sont en cours pour définir les besoins et le plan de développement de la société. Les investissements dépendront de l'augmentation du chiffre d'affaires d'Apibio et se feront petit à petit », déclare prudemment Eric Bouvier, le président de la PME. Une chose est sûre, le terrain de deux hectares qui va abriter le nouveau bâtiment de la société est déjà acquis.
Créée en mai 2001, la jeune société a prévu un chiffre d'affaires de 500 000 euros cette année, qui pourrait atteindre 2 millions d'euros en 2005 pour un effectif de 60 salariés (contre 36 aujourd'hui). Objectif à cette date : produire 20 millions de puces à ADN Olisa pour l'agroalimentaire, l'environnement ou encore la santé.
Des analyses haut débit
Ces outils miniaturisés permettent de réaliser des tests d'analyses biologiques à haut débit. « Les puces Olisa sont fabriquées dans un format de microplaques en plastique, standard dans les laboratoires d'analyse. Seize informations indépendantes peuvent être obtenues dans chaque puits », explique Philippe Cleuziat, directeur du marketing et du développement biologique. En parallèle, Apibio continue la mise au point des puces électroniques Micam, conçues avec un système de lecture intégrées, pour des analyses au chevet du patient.
Avec l'annonce de cet investissement, le groupe bioMérieux, qui détient 95 % d'Apibio, confirme son intérêt pour les nouvelles technologies de diagnostic. Il n'exclut pas non plus d'implanter des activités de recherche complémentaires sur le site de Grenoble.









