Anne Lauvergeon accuse la présidence de la République
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Uranim : Anne Lauvergeon répond aux attaquesL’ex-patronne d’Areva estime que des opérations de destabilisation systématique ont été menées à son encontre.
Dans un entretien accordé à la radio BFM ce 17 janvier, Anne Lauvergeon affirme qu’ "elle avait des coups de boutoirs à peu près tous les trois mois, des plus hautes autorités de l'Etat, de déstabilisation systématique...". Elle évoque directement la présidence de la République et assure qu’elle a été attaquée parce qu’elle "contrecarrait des intérêts privés qui souhaitaient le démantèlement d'Areva, qui souhaitaient récupérer des morceaux, qui souhaitaient pouvoir privatiser en particulier la mine".
"Je sais que j'ai heurté des intérêts privés, je sais que de ne pas être au club du Fouquet's pour faire du nucléaire, ça devenait un handicap tout à fait significatif", souligne-t-elle. "Je pense que je ne suis plus une menace, ni un enjeu. Pourquoi cette espèce d'acharnement, cette obstination à ressortir un plat qui est déjà sorti dix fois, pourquoi m'espionner ?", s’interroge Anne Lauvergeon.
Cette déclaration intervient au lendemain d’une conférence de presse tenue par l’ex patronne du groupe. Elle y a justifié sa décision de porter plainte contre des faits d’espionnage dont elle et son époux, Olivier Fric, auraient été les victimes en 2011. Elle y a dénoncé des méthodes glauques.
Le parquet de Paris a ouvert le 21 décembre une enquête préliminaire pour tenter de vérifier si le couple a effectivement été la cible d'une enquête privée qui portait notamment sur les conditions de l'acquisition en 2007 par Areva de la société minière canadienne UraMin.

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