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Andromède : Dassault Systèmes va lancer un projet concurrent

Le 27 janvier 2012 par Astrid Gouzik
Serveur
© Pascal Guittet

Après s’être retiré du consortium Andromède alliant l'Etat, Orange et Thales en décembre, le groupe français crée finalement la surprise vendredi 27 janvier.

"Un projet concurrent de cloud computing". L’annonce faite par Dassault Systèmes aujourd’hui a de quoi déboussoler l’Etat, Orange et Thalès. Après s’être retiré du consortium en décembre, il est prêt à présenter un autre projet apte à stocker les données informatiques françaises stratégiques.

"Si Dassault Systèmes souhaite déposer un nouveau projet de Cloud computing en vue d'un soutien des investissements d'avenir, alors on examinera ce projet dès lors qu'il sera déposé", a réagi le ministère de l'Industrie.

Pourquoi Dassault Systèmes a finalement décidé de se désolidariser du consortium Andromède qui était en gestation depuis des années ? Question de coûts, rétorque Bernard Charlès, directeur général du concepteur de logiciels, sur BFM Business. "Fin décembre, nous avons constaté que la structure de coûts ne permettait pas d'avoir une solution compétitive car ces coûts étaient trop élevés. Donc on s'est retiré de la structure mais pas du projet, que je porte depuis deux ans et demi".

"Il y a donc un autre projet en gestation, avec d'autres acteurs, qui sera Andromède je l'espère. Il s'agira à l'Etat de décider du projet qu'il souhaite mettre en oeuvre. Mais celui-ci sera compétitif", a-t-il annoncé.

"On a une responsabilité, quand on démarre un tel projet, qui est de s'assurer qu'il va être rentable et compétitif quand on a des concurrents mondiaux", a estimé Bernard Charlès. Et pas de doute, cette fois-ci, la structure sera compétitive, a-t-il assuré. Précisant tout de même qu’il était trop tôt pour nommer qui est dans ce nouveau consortium.

Côté Andromède, le nom d’Atos circule depuis début janvier pour remplacer Dassault.

Avec ce projet, l’Etat entend bien contrer les géants "non-européens"  (Cisco, IBM, Microsoft ou encore Google) qui ont investi ces dernières années des milliards de dollars dans le secteur. Ils ont notamment construit d'énormes datacenters (centres de stockage de données informatiques). Pour cela, l’Etat devait injecter 135 millions d'euros dans ce projet via la Caisse des dépôts, tandis qu'Orange et Dassault Systèmes devaient mettre chacun 60 millions d'euros et Thales 30 millions.

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