Amora-Maille fait monter la mayonnaise à Dijon
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Social/Investissement
À Chevigny-Saint-Sauveur dans l’agglomération dijonnaise, sur le seul site qu’exploite aujourd’hui Amora-Maille en Bourgogne, après la restructuration qui a conduit l’an dernier à la fermeture de l’usine historique de Dijon (Côte-d’Or) et de la fabrique de cornichons d’Appoigny (Yonne), le sourire revient sur le visage des 234 salariés.
La filiale du groupe anglo-néerlandais Unilever bénéficie de 20 millions d’euros d’investissement, soit le double de l’enveloppe prévue initialement. S’ajoute à cette somme, 13 millions d’euros de transfert de matériels en provenance des deux unités bourguignonnes arrêtées et d’une usine tchèque, également fermée.
Réduction d’un tiers des coûts
Grâce à ce programme, le fabricant réaménage en grande partie ses 5 hectares d’ateliers pour finaliser l’installation de 13 lignes de conditionnement et de quatre process de fabrication : moutarde, mayonnaise, vinaigrette et cornichons. Opérationnel durant l’été, ce vaste chantier permettra une réduction des coûts de production, ramenés de 400 euros la tonne à 270 euros.
L’unité, dimensionnée pour 90 000 tonnes annuelles, pourrait même se développer de nouveau. Entre 2 et 4 millions d’investissements supplémentaires sont à l’étude pour accueillir de nouveaux volumes dans les gammes des mayonnaises européennes et des vinaigrettes.
Le montant total des ventes annuelles d’Amora-Maille, en intégrant les sauces de variété et le ketchup, fabriqués ailleurs, atteint les 250 millions d’euros.
De notre correspondant en Bourgogne et Franche-Comté, Didier Hugue

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