Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Amertume à Arras après la fermeture d'Arthélyse

Publié le

De l'enthousiasme à la déconfiture : tel a été le trajet, en seulement 5 ans d'activité, de l'usine de traitement de déchets Arthélyse. La fermeture définitive du site, le 30 janvier dernier, laisse le sentiment d'un immense gâchis dans la région d'Arras (Pas-de-Calais).

Inaugurée en 2004, Arthélyse devait réaliser un objectif aussi ambitieux que novateur : traiter 50 000 tonnes de déchets par thermolyse. Le procédé, consistant à chauffer les détritus à très haute température en l'absence d'air, séduisait par ses rendements ainsi que ses performances environnementales. Certains gaz et substrats pouvaient de plus être utilisés comme source d'énergie. 24 millions d'euros ont été investis dans ce projet, dont 5 millions par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et 32 emplois ont été crées sur le site.

Mais les problèmes se sont accumulés. La faillite de l'exploitant initiale Thide environnement a poussé le Syndicat Mixte Artois Valorisation (SMAV), réunissant 130 communes de l'Arrageois, à reprendre l'établissement en gestion directe. L'usine connaît de nombreux problèmes techniques. Rapidement, il faut constater qu'Arthélyse n'est pas viable. « Nous n'avons jamais pu passer à un volume de traitement supérieur à 15 000 tonnes par an au lieu des 40 000 nécessaires » constate Philippe Rapeneau, président du SMAV. « Le coût arrivait à 300 euros la tonne, alors qu'il est de 90 euros pour la mise en décharge ou de 100 à 120 euros pour l'incinération ».

En 2008, le déficit d'exploitation se monte à 2 millions d'euros. Sauver l'usine aurait exigé un investissement fort de la part des collectivités, et une augmentation conséquente de la taxe d'enlèvement des ordures pour les foyers. C'est donc finalement la fermeture qui est privilégiée. « Echec sur le plan social avec le licenciement d'une douzaine d'employés. Échec sur le plan politique et financier, car désormais la communauté urbaine ne dispose pas en 2009 de son équipement pour traiter et valoriser ses propres déchets » analyse Alain Fauquet, conseiller municipal (PS) d'Arras. Ceux-ci ont désormais repris le chemin de l'incinérateur et du centre d'enfouissement.

Dominique Albertini

L'édition 2008-2009 de « L'ATLAS DES USINES » est parue. Ce hors-série annuel de « L'Usine Nouvelle » propose le classement de 3 785 sites de production de plus de 85 salariés implantés en France. Il est en vente à notre librairie. Pour le commander en ligne, cliquez ici.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus