imprimer

Alstom n'envisage pas d'alliance avec Rolls-Royce

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Alstom a démenti tout projet de rapprochement avec Rolls-Royce suite à un article des Echos qui évoquait une alliance stratégique dans le cas où le mariage Alstom-Areva n'aurait pas lieu. 

Dans l'ensemble, les deux groupes ont des activités différentes : Rolls-Royce réalise 75 % de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique et 7 % seulement dans l'énergie, tandis que la production d'énergie et les services énergétiques représentent  67 % des revenus d'Alstom. Une alliance serait donc un changement de cap stratégique pour les deux parties. Néanmoins, Alstom et Rolls-Royce ont déjà établi un partenariat stratégique, dans le cadre duquel Alstom utilise la technologie des réacteurs d'avion de Rolls-Royce pour ses turbines à gaz.

Un partenariat resserré entre Alstom et Rolls-Royce raprocherait la nouvelle entité du modèle de General Electric, qui est numéro un mondial des turbines à gaz, explique Dieter Furniere, analyste chez Dexia Securities Belgique. Alstom serait ainsi en mesure de vendre des moteurs d'avion et des turbines à gaz pour les applications nucléaires, à l'instar du groupe américain. Rolls-Royce, de son côté, pourrait se renforcer sur le secteur de l'énergie au moment où le marché est très porteur, alors que les besoins en renouvellement dans l'aéronautique devraient ralentir. Les synergies auraient lieu dans un premier temps sur la R&D.

« Mais pour le moment, Alstom attend de savoir s'il va pouvoir mettre la main sur Areva, tempère  Dieter Furniere. Il est donc probable que le rapprochement avec Rolls-Royce attende quelques années, car si le mariage avec Areva a lieu, Alstom serait sûrement obligé de céder sa division transport pour acquérir Rolls-Royce. Si il n'a pas lieu, beaucoup d'autres acquisitions sont envisageables pour Alstom, dans l'énergie et les transports. » Ce ne serait donc que partie remise, en attendant la décision sur le dossier Areva, qui devrait intervenir avant l'été selon les Echos.


EPR : Nouveau contrat de 300 millions d'euros en Chine


Philippe Joubert, vice-président exécutif d'Alstom, a confié aux Echos que le groupe et son partenaire chinois Dongfang Electric Corp. Ltd. avaient remporté un contrat d'une valeur de 300 millions d'euros pour la fourniture des deux turbines destinées à équiper les réacteurs nucléaires EPR vendus en 2007 à la Chine par Areva. Les deux turbines équiperont la nouvelle centrale de Taishan.



En savoir plus :
Areva Alstom : fusion réactivée ? (22/05/08)
Prochain dossier pour le gouvernement : Areva (06/09/07)

Raphaële Karayan

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Arnaud Montebourg chez Fralib

Fralib : "Unilever reprend les négociations"

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, annonce la tenue prochaine d’une table ronde...

Facebook - Réseaux sociaux

"La mésaventure de Facebook en bourse est une mauvaise nouvelle pour les introductions"

Les déboires de Facebook n’auront pas que des conséquences sur les...

Alpone A-110-50

Renault fait revivre l'Alpine

Le constructeur au Losange a présenté sur le circuit de Monaco vendredi 25 mai le concept Alpine A-110-50, son...

EDF

Le conflit se durcit entre EDF et le Bade-Wurtemberg

L'Etat régional allemand réclame deux milliards d'euros de compensation dans un litige concernant...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter