Alstom muscle sa technologie à Ornans

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2993

Le centre d'excellence des moteurs du groupe ferroviaire fédère une plate-forme de R & D.

Bonne nouvelle en ce début d'année pour le site Alstom transport d'Ornans (Doubs), l'un des onze qu'exploite en France le numéro 2 mondial du ferroviaire. Sous l'impulsion de Jacques Gouzy, son directeur, le seul centre de conception du groupe dédié aux moteurs de traction pour tramways, métros, automotrices, locomotives, bus et trolleybus, monte une plate-forme technologique afin de quadrupler ses moyens de recherche et développement.

Originalité de la formule : elle associe les sous-traitants de l'entreprise et intègre de grandes écoles d'ingénieurs et leurs laboratoires. Dotée de 12 millions d'euros de budget sur trois ans, basée sur 200 mètres carrés à Ornans et opérationnelle à l'été 2006, la plate-forme tentera de répondre à certaines problématiques industrielles que rencontre le fabricant. « Mais le fruit des études et les brevets qui pourraient en découler seront accessibles à tous les adhérents », précise Jacques Gouzy.

Des PME sous-traitantes, comme Omedec Découpage (découpe de tôle) à Amancey (Doubs), ainsi que les spécialistes du traitement de surfaces, Galvanoplast et Zindel, implantés respectivement à Lure (Haute-Saône) et Devecey (Doubs), ont tout de suite accepté. Côté écoles d'ingénieurs, la prestigieuse Ecole nationale supérieure de Mécanique et Microtechnique (Esmm) de Besançon aussi. Elle réfléchira notamment à améliorer les process de découpe des tôles à forme complexe et à supprimer l'utilisation de certains métaux dangereux (cadmium et chrome 6). Les travaux de recherche électrique et, tout spécialement la mise au point d'outils de simulation, seront confiés à l'Ecole nationale d'ingénieurs électriciens de Grenoble (Ensieg) avec laquelle Alstom Ornans collabore déjà. L'Ecole nationale d'ingénieurs de Tarbes (Enit) planchera de son côté sur un système d'e-maintenance pour les matériels en circulation.

Une troisième ligne de production

A ces développements futurs, s'ajoute un important programme d'investissement sur deux ans dans de nouveaux équipements de production. Le fabricant remplacera son informatique CAO et GPAO pour 1,7 million d'euros. Il consacrera également 2,7 millions à remettre aux normes incendie et à désamianter ses 28 000 mètres carrés d'ateliers. Il installera enfin une troisième ligne de production pour une nouvelle génération de mo-teurs, d'un coût de 3 millions. « Ces engagements démontrent toute l'importance stratégique de notre unité, qui livre 19 usines dans le monde », souligne Martial Vaidie, responsable des ressources humaines.

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