Alstom et la SNCF croient encore à la Russie

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Alstom Transport -Usine de Belfort
© Alstom Transport

Le pavillon français entend chasser "en meute" sur les futurs appels d’offres à l’international. L’industriel et l’opérateur français lorgnent le Brésil et n’ont pas tiré un trait sur la Russie.

L’industrie ferroviaire française craint le gel de Moscou. Le gouvernement russe a annoncé il y a quelques semaines qu’il renonçait à ses projets de lignes à très grande vitesse, et notamment la plus emblématique, entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Au total, près de 100 milliards de dollars de contrats !

Les industriels français veulent encore y croire. Henri Poupart-Lafarge, le président d’Alstom-Transport, croit encore à un retournement de situation. "On nous demande de ne pas baisser la garde. Cette ligne a énormément de sens avec une distance de 600 kilomètres et un bassin de population de 10 millions d'habitants", a-t-il indiqué sur le salon Innotrans, qui vient de se tenir à Berlin, du 18 au 21 septembre. Même son de cloche à la présidence de la SNCF.

Des projets urbains et régionaux en ligne de mire

A plus court terme, la filière française regarde vers la Turquie et le Brésil, qui devrait prochainement lancer un appel d’offres pour une ligne entre Rio de Janeiro et Sao Paulo.

Guillaumé Pépy, le président de la SNCF, s’intéresse aussi beaucoup aux projets urbains et régionaux avec sa filiale Keolis. "Nous devons chasser en meute avec Alstom, Thales, Safran et les PME du secteur", explique-t-il.

L’industrie ferroviaire française a besoin de contrats. Les usines françaises d’Alstom sont assurées de tourner à plein régime jusqu'en 2016. Après ?
 

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